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Archive pour le 3 juillet, 2011

sfinja

chikh mouhamed ben ali sfinja //

Né à Alger en 1844, il fut l’élève du plus grand Maître de la fin du dix-neuvième siècle sur la place d’Alger; Le M’alem Abderrahmane Menemeche.

Initié à l’art de Çan’a, il excella dans la Nouba et dans tous les genres apparentés à celle-ci : ‘Aroubi, Qadria, Zendani, Haouzi, etc.

Joueur de kwitra, comme il se devait pour les M’alem de l’époque (chef de formation), il formera à son tour plusieurs musiciens qui feront ou pas partie de son orchestre et qui deviendront des monuments de cette musique..

Parmi ses disciples juifs et musulmans, l’Histoire retiendra les M’alem Saül Durand alias Mouzino, Edmond Yafil, M’alem Makhlouf Bouchara, Laho Seror, Ledjam, Chaloum, Abderrahmane Saïdi, Mohammed Ben Teffahi, Le Mufti Boukandoura, etc.

La Contribution a la sauvgarde

Le M’alem Sfindja (avec Yafil et Seror) aura permis au musicologue Jules Rouanet de réaliser son travail sur la musique du Maghreb, un ouvrage qui reste toujours la référence en la matière, qui confirme et complète les travaux de ses prédécesseurs ( Salvador-Daniel, Show, Christianowitch…).

Il aidera Yafil à rassembler l’ensemble des textes des mélodies du corpus de la Çan’a dans un livre édité en 1904, l’une des sources les plus sûres en ce qui concerne les poésies chantées.

Poussé par Edmond Nathan Yafil, le M’alem Sfindja a été parmi les tous premiers musiciens arabes à avoir enregistré des disques (1901). Il nous laisse un nombre appréciable d’enregistrements quiregroupent tous les genres de la Çan’a.
Mr Sid Ahmed Serri dira de lui lors le commémoration du centenaire de sa mort: « Mohamed Ben Ali Sfindja, est ce qu’on peut qualifier de précurseur. C’est le grand maître de la musique andalouse. Il commença très tôt à s’appliquer dans ce style de musique sous la tutelle d’un autre maître, Abdelrahmane Mnemech, qui lui confiera sa relève après sa mort en 1891. Passionné et travailleur, Sfindja a réussi à acquérir dès ses débuts les clés du succès à travers ses divers concerts au café Mallakof, situé à la Casbah, ainsi que ses représentations dans les mariages»

Mais aussi : »C’est vrai que Sfindja a acquis une immense popularité chez les Algérois, mais c’est sa rencontre avec le juif mélomane Edmond Yaffil qui propulsera son talent au sommet. C’est d’ailleurs grâce à Yaffil que Sfindja a réussi à enregistrer ses premiers disques qui sont aujourd’hui introuvables. Une autre grande rencontre, celle avec le Français Jules Rouanet, aidera Sfindja à transcrire sa musique pour publier un recueil de poèmes andalous en 1904 édité par Edmond Yaffil qui avait pris Sfindja sous son aile»

Mohamed Ben Ali Sfindja décède le 06 Juin 1908 à Alger.

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