Garami Abdelhakim

Abdelhakim Garami : né a Cherchell le 29 juin 1929 dans une famille de niveau
modeste qui lui assure une scolarite reguliere et l’entoure d’une
attention toute particuliere.

A l’age de deux ans,il chutera d’une chaise au cours d’une soiree familiale.il s’en sortira avec un handicap de la jambe gauche.Eleve studieux et attentif,il terminera ses
etudes en qualite d’aide comptable,metier qu’il exercera a la pecherie
d’alger vers 1950.

C’est en 1943 que ses parents decident de s’installer a Alger,a Fontaine Fraiche,precisement dans une villa appartenant a Cheikh Hadj Kaddour el cherchalli , un melomane et ancien cheikh chaabi.ce dernier encourage le jeune Abdelkahim et
l’assure de son soutien inconditionnel,compte tenu d’abord de son
handicap,mais surtout de sa passion pour la musique en general et
chaabi en particulier.Entre les années 1945 et 1950, Abdelhakim Garami
assiste aux soirees familiales et ecoute avec attention EL Anka ,
M’rizek , Khelifa Belkacem et Hadj Menouer,chanteur en vogue a cette
époque la. il est subjugue par les textes et la mélodies aussi.il tente
l’écriture de quelques vers et les montre timidement a ses amis Ahmed
Meladni,le chahid EL Othmane dit Ramel , Ali Birem , MouLoud Bahri et
Mohamed Babouche qui lui expriment aussitôt leur admiration.il quitte
la pêcherie et son travail de comptable pour se consacrer exclusivement
a la chanson en qualité d’interprète,de parolier et de compositeur.il
anime deja des cérémonies familiales et participe en 1958 a un concert
en direct a la Radio a partir de la Salle Pierre Bordes(l’actuelle
Salle ibn Khaldoun).L’orchestre etait dirige par EL Hadj M’hamed EL
Anka et l’animation assurée par Othmane Bouguetaia.Au cours de ce
concert , il interprète deux chansons qu’il a écrit et composé lui
même,il s’agit de  » Ghzali ya ghzali  » et « Chhilet Laayani ».les
chansons étaient tres belles,mais sa voix grave avec un timbre assez
particulier n’allait pas avec la mélodie , la seconde chanson « Chahelt
Laayani » etait deja promise a Mohamed Zerbout qui ne le quittait plus d’une semelle
jusqu’au moment ou il en fait un 45 tours.Ce même titre fut repris
quelques mois plus tard par Farid Ali en 1959,dans le cadre d’un
enregistrement d’un disque 33 tours réalisé par l’orchestre de la
troupe artistique du FLN basée,a cette epoque a Tunis . Le succès était
très large et le nom de Garami compositeur et auteur commençait a
poindre dans le ciel artistique Algérois.

L’histoire de cette chanson nous révèle également que c’est son auteur ami Boudjemaa EL
Ankiss qui lui avait demande le premier.il lui aurait meme donne des
pistes de recherche sur un canevas de composition qui rappelle »Qoulou
Limen Sbani,Lalla Bani » un des grands succès d’El Hadj M’hamed El Anka
et la musique largement inspirée d’un air du folklore sud Américain
« Quissas ou Quizas » utilisé comme mélodie principale du célèbre film
Gilda.La chanson « Chhilet Laayani » est devenu le succès du siècle tant
elle a dure a travers les années,recevant le même accueil populaire
avec n’importe quel interprète .
Abdelhakim Garami ingénieux et bien au fait de ce qui lui arrive,continue sur sa Lancée en offrant quelques merveilles a Amar EL Achab.Ce sont « Bellah alik ya rayah kene
rit ghzali » interprété en suite par Aziouz Rais, « Sghiyer ouana
chibani », »Mal hbib tal ghiyabou » avec lesquelles il bat tous les
records de vente de l’epoque Mahboub Bati le suivra
particulierement et fera meme partie de son Orchestre en qualite de
guitariste vers 1965 , il s’impregnera de son style tout en
l’enrichissant et en le developpant.

Cet excellent parolier et compositeur est emporte par la mort le 9 Juin 1970 a ALger,a l’age de 41 ans.il a ete inhume au cimetiere d’el Kettar.

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