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Archive pour le 13 septembre, 2010

Mahboub bati

Mahboub Bati L’artisan du Chaabi moderne
De son vrai nom Safer Bati Mohamed EL Mahboub,Mahboub Bati est ne le 17 novembre 1919 a Medea.
Des L’age de 16 ans,il s’inscrit dans un cours de solfege que dirigeait un enseignant d’origine juive au conservatoire de Medea,qu’il quittera apres un sejour de deux semaines.
IL se presente a la vie en autodidacte inlassable qui veut tout voir et tout apprendre,comme pour defier la scolarite classique qu’il n’a pas eu l’occasion de recevoir et,de son immense talent pour l’art musical,qui ne demandait qu’a etre exploite.
C’est vers la fin des annees 40,qu’il integre a Alger,un orchestre professionnel de musique moderne dirige par Mustapha Skandrani au moment de la creation des cinq ensembles musicaux institues au sein de la station de la Radio d’Alger de l’ORTF.
Mahboub Bati jouait de la clarinette en virtuose en meme temps qu’il choisit de faire partie de l’orchestre traditionnel dirige par Cheikh Khelifa BeLkacem,au sein duquel il jouait soit des percussions,soit du Luth.
Musicien exceptionnel,serieux,ponctuel mais surtout genial,Mahboub Bati savait trouver la note qui faisait la difference avec la tradition tout en la sauvegardant,tout en lui demeurant fidele.iL apprend a jouer de tous les instruments traditionnels ce qui lui facilite l’acces au sein de tous les orchestres qui dominaient la scene artistique algeroise du debut des annees 1950.Mais ce n’est qu’apres l’independance qu’il se decouvre cette vocation de compositeur et de parolier tardive certte,mais combien sure,creative,enrichissante et genial qui a fait d’un genre en pleine Lethargie,le genre le plus prise par la population:Le Chaabi.
Mahboub Bati avait la main heureuse,car toutes les melodies qu’il appliquait aux paroles,qu’il ecrivait egalement,faisaient succes.Sa premiere tentative a ete realisee avec Abderhmane Aziz qui lui interprete > en 1954 filmee egalement pour la Television en 1961 interpretee par Mohamed Lamari.IL capitalise,jusque-la une longue experience qui lui permet de maitriser tous les genres musicaux usites dans notre pays,en particulier le Chaabi qui constitue son terrain de predilection.
Les annees 70 seront les annees ou Mahbou Bati etait au sommet de la gloire avec les succes suivants> avec Guerouabi,> avec Boudjemaa EL Ankiss,> avec Amar Ezahi,> avec Amar EL Achab et plus tard> avec Chaou AbdeLkader,> avec SaLoua ainsi qu’un nombre incalculable de melodies avec d’autres interpretes non mois connus.
Avec toute cette production en un temps tres limite,Mahboub Bati reconcilie la jeunesse avec son identite et sa melodie,celle qui repondait au gout du moment,tout en rappelant la tradition.il reussit toute cette oeuvre avec tres peu de moyens materiels,constitues par un studio d’enregistrement situe a la rue Hoche(Zabana),en plein centre d’Alger,qu’il crea et enveloppa de toute une atmosphere artistique ou le succes devenait monnaie courante.
Auteur compositeur prolifique,Mahboub Bati,dont les oeuvres se comptent deja par centaines,embrasse egalement tous les genres musicaux que notre pays connait.Son registre de connaissances melodiques etait, en effet,tres large au point ou il voguait tres adroitement d’un genre a un autre,demontrant ainsi ses grandes capacites d’assimilation des richesses que recele notre pays dans ce domaine.
Mahboub Bati avait, la mort dans L’ame,quitte le monde musical en 1986,apres avoir effectue le pelerinage aux lieux Saint de L’IsLam.IL n’a pas quitte le monde musical de gaiete de coeur,car son experience a ete battue en breche par les conservateurs qui lui reprochaient d’avoir denature la chanson chaabi traditionnelle.Mais c’est tout son genie qui va triompher une dizaine d’annees plus tard lorsque toute une generation de jeunes talents reprend ses airs et en fait des succes retentissants.
L’histoire ecrira,sans aucun doute,son nom en lettres d’or sur le fronton de la musique algerienne.Mais L’oeuvre impressionnante qu’il nous legue saura faire parler de lui pour la posterite.IL a ete inhumme le mardi 22 fevrier 2000 au cimetiere Garidi de Kouba a Alger,il etait age de 81 ans

Anecdote d’el bareh

ce sont a l’origine,quelques mots griffonnes sur un bout de papier chez « Sauveur » ce celebre restaurant specialise dans le poisson situe a la Madrague,ou Mahboub Bati se plaisait souvent d’aller en compagnie de ses amis,le bout de papier en question avait pris,par megarde la direction du vide-ordures.Mahboub Bati s’en est souvenu quelques instants apres.IL revient tres vite le chercher….et le trouver finalement!! Quelle chance!
Cette complainte va connaitre,a partir du 24 Fevrier 1972 un succes inegale a ce jour.EL Hachemi Guerouabi l’a, en effet,interprtee a l’occasion d’un gala en direct a la television,a la salle Atlas de bab el oued….

Anecdote Enti naouya termini fi bir

C’etait au moment ou Mahboub Bati visitait en compagnie de sa femme,une maison a Bologhine,une villa situee en bord de mer,qu’il devait acheter,au centre de laquelle se trouvait un puits.La Zhor(son epouse) avait horreur de cet endroit>
IL rebrousse chemin,l’air desole,mais riche d’une phrase qui lui donnera la ritournelle d’un beau succes.

Demeurant lucide,Mahboub Bati avait toujours le mots pour rire,le mot qui tranchait du quotidien morose du commun des mortels.C’est ainsi que lors d’un voyage prive en 1989 qu’il effectue au Maroc avec son fils Abderezak,et a une question posee par un Monsieur lui demandant quel etait son metier.IL repondit avec un Large sourire:>
IL evident que ce Monsieur n’avait rien saisi de la question car,Mahboub Bati voulait dir qu’il travaillait dans »EL houa »,L’air,c’est a dire la melodie et la musique d’une maniere generale.

Amar Ait Zai,alias Amar EL Ankiss devient Amar Ezahi

Au cours d’un apres midi de l’annee 1964,Mahboub Bati retrouve Kamal Hamadi chez un ami commun de l’edition »Noujoum el fen » a la rue Hassiba Ben Bouali a Alger.Apres une longue discussion,ils evoquerent un jeune artiste,age de 24 ans,petri de qualites.Ait Zai de son vrai nom,qu’on surnommait Amar EL Ankiss du fait de son timbre de voix rappelant son maitre EL Hadj Boujemma EL Ankis.
KamaL Hamadi lui fit signe des yeux et un hochement de la tete qui en disait long.il s’agit d’un vrai artiste a metre au devant de la scene,dit-il a Mahboub Bati.ILs choisissent de lui donner un autre nom.
Amar Ait Zai,alis Amar EL Ankis devient Amar Zahi en recevant>>>>etc…ces titres le mettent reellement sous les feux de la rampe.

L’Algerie vit a l’heure africaine,puisque,la capital se parait de ses plus beaux habits pour accueillir le 1er Festival Panafricain qui devait etre inaugure le 21 juillet 1969.Lors de cette manifestation culturelle grandiose,jamais vecue en Algerie depuis cette date,Mahboub Bati a fait une rencontre avec le grand chanteur americain Bob Desteny(parent de James Brown) avec lequel il a realise une serie d’enregistrements de musiques et de rythmes algeriens ainsi que plusieurs chanson en Francais.
C’est au cours de cette periode que le celebre chef d’orchestre francais,Franck Pourcel,prit contact avec lui en vue de realiser la musique d’un film francais intitule »Soleil mediterraneen ».Cette eminente personnalite avouait avoir ete subjugue par les creations de Mahboub Bati.

Mahboub Bati avait recu pour l’ensemble de son oeuvre la haute distinction du president de la republique »Chadli Bendjedid,le 5 juillet 1987 au palais de la culture Moufdi Zakaria a ALger,en presence de tous les membres du gouvernement et de toute la famille artistique.
ILrecoit aussi une autre reconnaissance de la part du Ministere de la Culture,le 8 juin 1999 en sa presence,a l’occasion de la journee national de l’artiste.

> est le titre generique d’une etude universitaire realisee par mademoiselle Tazrout Meriem.
Conforte par un document audio visuel de qualite,retracant la vie et l’oeuvre de ce grand artiste,cette etude a ete presentee le 27 septembre 2005 a l’institut des sciences politiques et de l’infornation de l’universite d’Alger

Cheikh Mustapha Ben Kbabti

Mustapha benkbabti était de souche andalouse dont les grands parents se sont installés à Alger après la chute de grenade. Il a été exilé en alexandrie (égypte) le 26 juin 1843 car il s’est opposé au gouvernement français quant à l’introduction de la langue française dans les medersate car il était conscient du danger de cette langue pour la destruction de la culture musulmane chez les populations algériennes. Tout comme il s’est opposé à la prise des habous par les français dans le but de les verser dans les domaines d colonisateur sachant que les ulémas et les enseignants du Coran prélevaient leurs salaires de ce waqf. Une manière diabolique de casser l’islam en privant leurs tenants de rémunérartion.
auteur de premier hymne algérien : « MenYbat yra3i Lahbab
« 

Mbarek Es-Soussi

Comme son nom l’indique , Embarek Essoussi est de Sous à vécu à fés ,capitale du melhoun marocain , durant le XIXé siecle auteur de plusieurs chansons tres populaire ,tel que les filles de fes el bali plus connu par el youm el djemàa , l’oeuvre est remarquable par la vivacité et le rythme qui imprégne une sorte de gaité souriante à un état d’ame frisant le pessimisme .Découragé par l’infortune en amour . Embarek Essoussi s’isole d’une société malveillante , incapable de le comprendre . Dans Saàdat el kelb el hani ou Achki ma hénani chef d’oeuvre ou un monde idéal est évoqué avec ses jardins ,ses fleurs ,ses palais , sa musique ,ses esclaves ; les derniers morceaux se presentent sous le signe de la douleur morale que procure l’éloignement ou la cruauté de l’amante . koul nour men nour el hachemi kmel est une note d’apaisement tel un rachat -vient apporter l’oubli réparateur avec une resignation totale à la fatalité et au néant des plaisirs d’ici bas; et bien d’autres ouvres tel que : tal tihanek ya mahboubi , , lech tebki ya men djerhouk lermek..
Les filles de fes -elbali :- Le repertoire du genre chaàbi serait inconcevable sans ce titre. Cette qacida d’une imense popularité et on la classe dans les catégories des printanières (rbi3iattes).le poéte nous décrit la partie de plaisirs qu’il a partagée avec les filles du vieux fés dans son jardin particulier . La plupart des 6 strophes sont descriptives et énumératives : il ya là plus qu’une démonstration de la richesse verbale du poéte , plus qu’un exercice de style , un véritable étalage , on pourait presque penser a une exposition ou un inventaire , des choses et des étres qui caractérisent une certaine citadinité maghrébine fiére de ses belles réalisations et de son mode de vie policé , en tout cas heureuse de se donner à voir. Toute la beauté, le luxe et le raffinement qui se cachent derriére les murs aveugles de la vieille capitale nous sont décrits avec brio par un poéte visiblement trés admiratif : les femmes, les étoffes , les bijoux, la cuisine la musique ,le chant ,le décor, le mobilier et les jardins d’agrément.
Mbarek Essoussi a écrit cette chanson quand il etait encore jeune etudiant . La tradition rapporte que les bourgeois de la vénérable cité de moulay idriss, qui a une réputation de sainteté et de respectabilité à défendre , n’ayant pas du tout apprécié la maniére un peu trop leste avec laquelle il avait mis en scéne les filles de fés , le poéte fut dénoncé au chef de la police des moeurs , puis trainé devant un pacha pour répondre de son insolence . Fut-il banni de la ville qu’il tant aimée et célébrée , fut-il condamné à écrire une palinodie (kefara)? La tradition ne le dit pas et notre regrétté cheikh Guennoun , paix à son àme ,est mort avant de nous avoir raconté la fin de l’histoire.
Notons que cette qacida est écrite dans la forme (soussi) qui est une sorte de prose poétique assoncée et rythmée dont l’invention serait due ,selon certaines sources , à ce méme Mbarek Es-Soussi qui lui aurait justement donné son nom.

Cheikh kaddour benachour zerhouni

Cheikh kaddour benachour zerhouni (1850-1938)
cheikh kaddour benachour zerhouni naquit en 1850 a Nedroma dans la wilaya de Tlemcen,au sein d’une famille pieuse et tres respectueuse des valeurs traditionnelles.son pere ahmed benachour,commercant de son etat,repute pour ses grandes qualities morlaes l’entourait de toute son affection,en plus de sa mere qui l’encourageait d’une maniere inconditionnelle.il poursuit un enseignement traditionnel a l’ecole coranique,au sein de laquelle,il acquit brillamment tous les rudiments qui lui ont permis plus tard,de maitriser la langue arabe dans ses profondeurs.cette formation,confortee par les contacts des cheikhs et autres savants etablis a Nedroma,lui facilite l’acces a la literature populaire,une passion qu’il arrive aisement a eclore,il n’est age que de 13 ans.trios annees plus tard,il verse dans le monde musical en qualite de chanteur,interpretant les pieces poetiques populaires dans le genre hawzi et zedjel.kaddour benachour seduit son public qui devient de plus en plus nombreux a l’occasion de diverses fetes et ceremonies familiales ou religieuses.il dirige d’une main de maitre un orchestre qu’il constitue d’un rbeb,d’une derbouka,de deux luths et d’une snitra(mandolin).cette activite lui ouvre le champ de la connaissance des grands maitres de la poesie populaire tells que sidi Lakhdar benkhelouf,Mohamed benmsaib,bentriki,bensahla Mohamed et son fils boumediene et autres poetes marocains comme abdelaziz maghraoui,sidi kaddour el alami,Mohamed nedjar,benslimane entre autres.cheikh k.benachour poursuit sa carriere d’artiste d’une maniere pleine et entiere faisant de chaque representation un moment d’affirmation exceptionnel.il voue un respect et une reconnaissance sans limite,a son pere spirituel,le venere cheikh sid ahmed el bidjai,ainsi qu’a son maitre cheikh sidi mustapha benamar trari el wazani,cheikh de la zaouia tayebiya a Nedroma,lequel a guide ses pas jusqu’a la consecration.au cours de cette periode,cheikh k.benachour produit un certain nombre de poeme dans le genre profane.il demeure ainsi jusqu’en 1912 date a laquelle,il s’engage corps et ame dans la voie du mysticisme et de l’ascetisme.il s’installe a Tlemcen en 1926 pour quelques annees au cours desquelles il preche la bonne parole dans le monde soufi produisant de nombreuses pieces poetiques panegyriques,temoignant si besoin est,son attachement definitive a la cause religieuse qu’il a choisi de defender de toute son ame pour le restant de ses jours.un autre grand poete l’a precede a Nedroma,il s’agit de cheikh M’hamed Remaoune,l’auteur de la celebre poesie”Alayemni fi Liaati ma zarouk mhane”,ce meme poete va devenir son parent par alliance.cheikh k.benachour epousera,en effet sa petite fille Meriem,laquelle,lui inspirera une poesie sublime intitulee”Anaya fi H’mak qoultelha ya ouelfi meriem” rendue celebre par cheikh hadj M’hamed el anka en 1965 et hadj Mohamed el ghafour a l’occasion du 1er festival national des chants populaires en 1969 au cours duquel il obtient un oscar bien merite.une premiere tentative de receuil a ete realise a Oujda,quelques temps après sa mort,intervenue en 1938.Cet ouvrage,constitue de 47 poemes mystiques,s’intitule”kounouz el anhar ouel bouhour fi diwan esserri oue nour”(le tresor des fleuves et des mers dans le secret et la lumiere).cheikh k benachour a ete bien loin que ces quelques poemes,oeuvre qui na procede que du seul souci de la posterite mystique de ce grand poete.une autre publication a vu le jour en 1996,reunissant un maximum,de poesie tous genres confondus.cette publication a ete produite par la bibliotheque national et prefacee par le professeur Abdelatif Rahal.l’auteur,Mohamed Benamar Zerhouni a reuni quelques 180 poemes,qu’il nous livre dans ce recueil intituled”Diwan cheikh kaddour benachour zerhouni,poemes dans le genre zajel et melhun”.l’auteur,passionne par la poesie populaire,a fait etat d’une grande diversite de theme,qu’il presente dans cet ouvrage volumineux de 826 pages,mettant ainsi au grand jour la veritable dimension de ce grand personnage de l’histoire culturelle de notre pays.cheikh kaddour benachour zerhouni s’est eteint a Nedroma le Lundi 6 juin 1938 a l’age de 88 ans.
quelques titres de pieces poetiques celebres extraits du diwan de cheikh kaddour benachour zerhouni:
1-el hadi ras mali.2-soumi ghali.3-heulet benyelles.4-fraq fatma.5-rqiq el hadjeb.6-yal goumri.7-ghab ezhar…….
Source:Abdelkader Bendameche(les grandes figures de l’art musical algerien)

Cheikh Mohamed Bensmail

Cheikh Mohamed Bensmail D’Alger : 1820-1870 auteur de la
fameuse qçida : el Fraq « ya illahi elteff ya d’el krim biya »
mohamed bensmail a écrit beaucoup de poésie sur les saints (el awliya essalihine) dont sidi abderrahmane etthaâlibi. Il a également participé à la guerre de crimée à partir de laquelle, dit-on, a écrit el fraq. Le dr mohamed benchenb (1er docteur algérien), lui aconsacré une grande étude sur la revue africaine.

el laarbi el meknassi

essalam ou àalikoum ,je souhaite que nos amis qui ont des biographie sur le grand laarbi el meknassi de nous enrichir par des renseignements ,car c’est un grand auteur qui a éecrit beaucoup de ksside de tres bonne factures entre autres el bla fel kholta, la taktaa liyasse ya radji ,chouf laayoubek ya rassi ,ya ramgate ezahzoum, tlata zahoua oua nzaha,sala allah ala enbi oua ala alou maa shabou el mansoura,tabate mkalek ya meskine……etc il a un riche repetoir et ce qui est etrange c’est que j’ai entendu dire qu’il est originaire de ain beida ce qui reste à verifier ,donc merci d’avance à nos amis

El Hadj Larbi El Meknassi , il a vit longtemps a Tlemcen pays des poétes , il a fait une spécialité dans la confection des chaussures artisanales .

il est l’auteur de plusieurs qssayed comme la chef d’oeuvre « el bla fel kholta waribh fi el i3tizel  » et autres  » youm el djemaâ ghab tiri  » , « tabate mkalek ya meskine » , il a mort dans les années 40 de 20éme siecle .

si quelquen a des infos a ajouté
n’hésite pas Parceque c’est une discution ouverte , on s’arréte pas
dans une biographié . el laarbi el meknassi dans les auteurs doc qsida

ben slimane

Mohamed Benslimane el Fassi
Une des contraintes des grands poètes du Malhoun c’est qu’il doit idéalement assurer l’équilibre entre les thèmes populaires et les registres savants ; d’abord en puisant dans les legs de la mémoire collective, ensuite en acceptant la complexité poétique et en utilisant tous les éléments d’une rhétorique et d’un imaginaire séculaire. Le Professeur Mohamed El Fassi enseignait au Maroc que le Malhoun est une poésie destinée à être chantée et donc à être habillé en musique, c’est une mise immédiate en mélodie. Le Malhoun apparait comme une variante, une inflexion des règles classiques et un jeu délibéré des poètes. D’ailleurs certains poètes du genre écrivent dans les deux registres de la poésie classique et du Malhoun. Nous pouvons citer à titre d’exemple des artistes de la trempe de Mohamed Benslimane el Fassi et Sidi Thami Lamdaghri (connu pour avoir écrit et composé Al-Gnawi et Aliq Al-Masrūh), le Sultan Moulay Hafid, Sidi Kaddour El Alami, Jilali Mtired et bien d’autres. La créativité est, en effet, considérée comme une inspiration, une révélation. Mohamed Ben Ali Bou’mar disait en 1519 : « Notre Malhoun est une lampe éclairant le noir et ne manque à aucune demeure ».
Mohamed Benslimane el Fassi est un auteur du malhoun. Natif de Fès, il y vécut de la fin du XVIIIe au début du XIXe siècle. Mort prématurément à l’âge de 33 ans, il laisse en legs près de 90 textes parmi lesquels on retrouve Khedidja goumri et lebroudj , Aâtouch, Erraâd (Ya sah’ zarni mahboubi ames kount sayem), Saki Baki, ezzine el Fassi, Mersoul Fatma, Ya taleb…
El Ghorri est une pièce qui fait partie des ouisayate ou mechahate (textes satiriques) qui abordent des sujets sociaux et pour ce qui nous intéresse, il s’agit de l’amitié. Mohamed Benslimane, poète bouillonnant et rebelle, a écrit sur les cercles des poètes du melhoun qu’il côtoyait et à qui il imposa crainte et respect. Sensible, comme ses compagnons, il s’est montré parfois excessif aussi bien dans la description de la beauté que dans les textes traitant des rapports humains. Il fut l’élève de Benali Cherif avec lequel il se brouilla pour passer sous la protection de cheikh Mohammed Ennedjar. L’élève et le maître se sont donnés la réplique à travers de nombreuses poésies. D’ailleurs il est dit que des textes comme El bazet Maddoum el hokma de Cherif Benali viseraient son disciple Benslimane.
El Ghorri est un leurré, un déçu des échos qu’il a eus avec des amis qu’il croyait sincères. Dans ce texte Mohamed Benslimane nous dévoile la fausseté, la trahison et déverse toute sa bile en nous mettant en garde contre certains comportements. En Algérie, El Ghorri est interprétée sous le mode bitou essaiah (en deux mouvements alternés rapide et lent).
O beautés de Fez
« Zine El Fassi » raconte une histoire cocasse qui s’est déroulé au Palais Royal en présence du sultan qui avait démandé aux poètes de préparer des qasida mais lorsque les autres poètes ont préparé sur scène leurs qasida c’était Mohamed Benslimane qui était le plus petit, les autres poètes concurrents se sont moqués de lui mais lorsqu’il exécute son texte, le sultan fut surpris et très fier de sa prestation. Ce texte évoquait la beauté de toutes choses dans la plus belle ville du Maghreb : Fès… »Zine El Fassi » est interprétée au Maroc par mon ami et chanteur qui préside l’Association Mohamed el Fassi tarab el malhoun : Monsieur Abdelali Talbi.

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Ben M’sayeb

Abou Abdillah Mohamed Ben’Ahmed Ben’Msayeb est né vers la fin du 17ème siècle à Tlemcen. Sa famille originaire d’Andalousie s’était installée à Tlemcen après la chute de Grenade, dernier royaume musulman d’Espagne.

A Tlemcen, le jeune Mohamed apprend à lire et à écrire à l’école coranique. Il apprend également le Coran, la grammaire et le fiq’h. Mais, ses études ne durent pas longtemps parce qu’il doit travailler pour aider sa famille.

Il intègre un atelier de tissage où il apprend à composer avec les fils et les couleurs, avant de composer des vers et des musiques. La poésie qui le rendra célèbre par la suite, commence avec Aicha. Une jeune fille qui venait souvent à l’atelier où il travaillait. Il tombe amoureux de Aicha à qui il écrit de nombreux poèmes. Il brave tous les interdits sociaux de l’époque, et il écrit des poèmes d’amour à la jeune fille qu’il désigne de son nom. Il dit :
Soltane el’hob ett’gha w’djar ânni b’djich kathrat fel hob techwachi
Men Aicha la îcha wa la fi dhanni n’îch rani bel hedjra rachi

Ceci lui vaut la haine de la famille de Aicha qui d’après le poète ne veut pas de lui à cause de sa pauvreté. Il nous l’apprend dans un de ses poèmes, lorsqu’il dit :
Men la ândou flous meskine b’hali yebqua bin’houm dhlil
Welli ândou flouss fel’mquam elâli soltane ou ttaleq essbil

La famille de la jeune fille va se plaindre aux autorités. Et Benmsayeb est alors pourchassé et doit fuir au Maroc. Mais, il semblerait que ce ne soit pas la seule raison de sa fuite.
A son époque, vers la fin du 17ème siècle, Tlemcen était le centre d’affrontements continus entre les Deys ottomans et les souverains du Maroc. Le Maroc qui restait indépendant de l’autorité ottomane mais qui, néanmoins, ne désespérait pas de récupérer le Maghreb. Le Maghreb des Almohades ou du moins, des Mérinides.

Le poète Benmsayeb prend position pour les souverains du Maroc dans plusieurs poèmes, où il pleure la beauté et la gloire de la ville de Tlemcen tombée aux mains des ottomans. Il dit :

Kanet blad ya hasret’ha mettbouâ bel’lbass wel’hemma
Mlouk ârfa quimet’ha B’ni M’rin ahl el’hikma
Hazet m’â la’ârab ând el’omam chan w’hemma
Rdjal çayla b’neçret’ha y’ândou bttal ellema

C’est apparemment cette prise de position qui l’oblige à fuir Tlemcen vers le Maroc où il demeure pendant quelques années. Et c’est à partir de cette époque que le poète change complètement de registre. Il ne chante plus l’amour profane mais plutôt l’amour divin. Tous ses poèmes ne seront plus consacrés alors qu’à l’invocation de la clémence de Dieu et à l’éloge du prophète.

Il avait entrepris à partir du Maroc un long voyage à travers le Maghrib et le Machriq pour accomplir son pèlerinage à la Mekke. C’est de ce voyage et de ce pèlerinage que vient le changement. Il ne composera plus que des vers pour implorer la miséricorde divine car il regrette ses années passées et sa jeunesse perdue.
Ilik nechki b’amri ya l’wahdani Ya krim nettolbek taâfou âliya
La t’hassebni ân ma fat fi zmani ilik netwessel ya Mohamed ya bou rquiya
Lilet nemssi wahdi khoft fi kfani ya lttif elttof ya rahmane biya

Benmsayeb va tenter d’expier ses fautes en accomplissant lui-même une opération de nettoyage dans son répertoire. Il écrit alors et pour chacun de ses poèmes profanes, un poème semblable mais, religieux, composé selon la même métrique que le premier. C’est ainsi que son répertoire dépasse plus de 2000 poèmes.

Il atteint un degré de ferveur et de piété proche du soufisme. Ce qui lui vaut la reconnaissance populaire et la clémence des autorités ottomanes qui l’autorisent à revenir à Tlemcen après de longues années d’exil.

Et c’est à Tlemcen qu’il décède vers 1768. Il est enterré alors près du mausolée du Cheikh Snoussi.

Mohamed Benali EL Omrani ould Rezine

Mohamed Benali EL Omrani ould Rezine

Aurait vecu sous le regne de Moulay Errachid(1075-1082 H),Roi allaouite dont le nom est glorifie dans le vers 4 du poeme Mir EL Ghiwan>
dans la plupart de ses finales(baytt slam) il se vante aussi d’appartenir a la noble Lignee des Chorfas>
Sans doute,Benali demeure le prince inconteste des poetes populaires marocains.Les amateurs des Quacidats le nomment unanimment>. Chez lui, la tournure de l’oeuvre, la variete des themes,la peinture minutieuse et juste de la societe marocaine,frappent l’esprit plus que la nostalgie de l’amour.Le poeme> apporte une Lueur sur le lieu ou il recut une premiere fleche d’Eros>.Benali est marie,voir bigame et il souffre des nombreux soucis qu’engendre une telle situation.Le duel profondement realiste entre la citadine et la bedouine(poeme Chemaa) ne serait-il pas le reflet des douloureuses scenes de jalousie entre ses deux epouses? C’est en s’eloignant du toit conjugal que Benali retrouve sa paix,son bonheur.Son activite intellectuelle est souvent soutenue par le desir de plaire a la personne dont il convoite l’amitie ou l’amour (poeme Hajouba).IL vrai que les entrevues tendres et douces ou>ne manquent pas.Benali put conquerir plusieurs amantes:Raha,Zennouba,EL GhaLia,Hadjouba,Yamna.
Dans ses rapports avec cette derniere qui etait mariee,l’audacieux amant dut user de subterfuges amusants.C’est sous les traits de sept types marocains qu’il essaya de penetrer j’usqu’aupres de Yamna.Avec quelle justesse trace le portrait de chacun de ses sosies! Tour a tour jeune fille,sans famille, a la recherche d’un epoux,vieille dame a robe verte,chapelet au cou et quenouille a la ceinture,bedouine sorciere et sage-femme,esclave vertueux et gardien fidele,negociant riche et ruse,chasseur intrepide,le poete ne reussit enfin que sous le masque du docteur erudit qui soigne meme le coeur ulcere par l’amour.
Le caractere predominant dans l’art de Benali est aussi la plastique de la femme,rendue avec une sensualite capable de remuer les plus insensibles

sidi lakhdar ben khlouf

Lakehal ou Lakhdar Ben Abdellah Benmakhlouf, ou Ben Mekhloufi, ou Benkhlouf serait né vers le début du 16ème siècle dans la région des massifs du Dahra.
Sa famille s’installe à Mazaghran, à quelques kilomètres de Mostaghanem. C’est dans cette localité qu’il passe sa jeunesse à une époque de grands troubles. Les temps sont difficiles mais, il reçoit malgré tout une éducation à la zaouïa du village.
A cette époque le Maghreb est affaibli par des rivalités internes au point de ne plus pouvoir résister à la puissance espagnole. De nombreux ports et villes côtières étaient déjà occupés lorsque les frères Arroudj et Kheireddine Barberousse viennent au secours d’Alger en 1516. C’était le cas aussi du port de Mostaghanem qui est longtemps resté sous le feu des espagnols.

Jusqu’en ce jour d’août 1558 où la marine espagnole dirigée par le Comte d’Alcaudète affronte la marine algérienne commandée par Hassan Agha, fils de Kheireddine. S’ensuit alors une sanglante bataille connue sous le nom de bataille de Mazaghran qui se termine par la mort du comte espagnol et de la complète défaite de son armée. Une bataille que Lakhdar Benkhlouf immortalise dans une célèbre quacida qui porte le titre de « Quessat Mezeghran ».
Il y raconte en détail, toute la bataille à laquelle il aurait participé d’ailleurs. Il dit :
Ya fares men temm djit elyoum ghezwet Mezeghran maâlouma
Ya âjlana reyedh elmeldjoum rayet djnab ech’lou mewchouma
Ya sayelni ân ttrad elyoum quessat Mezeghran maâlouma

A cette date, Lakhdar Benkhlouf est jeune, mais nous n’avons pas d’autre précision sur son âge que ce qu’il dira lui-même plus tard dans sa quacida « eb’qaw besslama » :
Hassrah ya eddenya kelli ma kanet âddit chboub çoghri fi Mezeghran
Siyfi mdjerdou wana nedhrab fel’âda wennass dhadja men zedjri bel’khouf

Et mis à part sa participation à la bataille de Mezeghran, nous ignorons tout de sa jeunesse. Il la qualifie lui-même de jeunesse perdue dans sa même quacida « eb’qaw besslama », il affirme que les premières quarante années de sa vie sont passées comme un mirage :
Men’ha mchat rab’îne sna meth’l essrab welli bqa mcha fi med’h elmebrour
Il nous apprend également, toujours dans cette même qacida « ebqaw besslama » qu’il aurait vécu 125 années et 6 mois. Et après ces quarante années passées, tout va changer pour Lakhdar Benkhlouf lorsqu’il part à Tlemcen pour un pèlerinage au mausolée de Sidi Boumediene. Il s’imprègne du mouvement religieux et devient alors poète du prophète Mohamed (âih eçlat wesslam).

Ses poèmes depuis, ne sont plus que religieux et élogieux. C’est peut-être depuis cette date qu’il change son prénom de Lakehal à Lakhdar. Certains disent que c’était par pur optimisme. Mais, d’autres affirment par contre que cela était la conséquence d’un rêve où il aurait vu le prophète qui lui a conseillé de changer son prénom. Il aurait d’ailleurs très souvent vu le prophète Mohamed, en rêve, ce qui lui aurait compensé nous dit-on, le fait qu’il n’ait jamais pu accomplir le pèlerinage à la Mecque. A cause de sa pauvreté.

Et il devient très célèbre à travers sa poésie religieuse. Comme il nous l’explique dans sa qacida : « el-khezna eçghira », il dit :
Ya Mohamed b’djah djahek, loula enta men s’al fiya
âfouni lemma m’dahtek nef’khar bik wa la âliya

Lakhdar Benkhlouf nous apprend à travers ses poèmes le nom de cinq de ses enfants : Belkacem, Mohamed, Ahmed, Habib et Hafça. Et le nom de sa mère Khawla qu’il loue également dans sa poésie.

Et après une longue vie consacrée à la religion et au med’h, il laisse un très riche répertoire exclusivement consacré à med’h errassoul. Il consacre un genre qui fera de nombreux adeptes par la suite.
Et dans un poème testament « elwçiya » ou « ebqaw besslama », il demande à ses enfants de l’enterrer près d’un palmier particulier. Il dit :
Nekhla m’tebta telqah baâ liybouss h’daha y’koun quebri ya messelmin

Son mausolée se trouve aujourd’hui encore dans la localité qui porte son nom : Sidi Lakhdar, près de Mostahanem. Le palmier qui se dresse au centre du mausolée a depuis quatre siècles déjà pris une forme bien particulière. Certains y lisent même le nom d’Allah, ce qui, serait, dit-on le signe évident de la piété du personnage.

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