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Archive pour septembre, 2010

Garami Abdelhakim

Abdelhakim Garami : né a Cherchell le 29 juin 1929 dans une famille de niveau
modeste qui lui assure une scolarite reguliere et l’entoure d’une
attention toute particuliere.

A l’age de deux ans,il chutera d’une chaise au cours d’une soiree familiale.il s’en sortira avec un handicap de la jambe gauche.Eleve studieux et attentif,il terminera ses
etudes en qualite d’aide comptable,metier qu’il exercera a la pecherie
d’alger vers 1950.

C’est en 1943 que ses parents decident de s’installer a Alger,a Fontaine Fraiche,precisement dans une villa appartenant a Cheikh Hadj Kaddour el cherchalli , un melomane et ancien cheikh chaabi.ce dernier encourage le jeune Abdelkahim et
l’assure de son soutien inconditionnel,compte tenu d’abord de son
handicap,mais surtout de sa passion pour la musique en general et
chaabi en particulier.Entre les années 1945 et 1950, Abdelhakim Garami
assiste aux soirees familiales et ecoute avec attention EL Anka ,
M’rizek , Khelifa Belkacem et Hadj Menouer,chanteur en vogue a cette
époque la. il est subjugue par les textes et la mélodies aussi.il tente
l’écriture de quelques vers et les montre timidement a ses amis Ahmed
Meladni,le chahid EL Othmane dit Ramel , Ali Birem , MouLoud Bahri et
Mohamed Babouche qui lui expriment aussitôt leur admiration.il quitte
la pêcherie et son travail de comptable pour se consacrer exclusivement
a la chanson en qualité d’interprète,de parolier et de compositeur.il
anime deja des cérémonies familiales et participe en 1958 a un concert
en direct a la Radio a partir de la Salle Pierre Bordes(l’actuelle
Salle ibn Khaldoun).L’orchestre etait dirige par EL Hadj M’hamed EL
Anka et l’animation assurée par Othmane Bouguetaia.Au cours de ce
concert , il interprète deux chansons qu’il a écrit et composé lui
même,il s’agit de  » Ghzali ya ghzali  » et « Chhilet Laayani ».les
chansons étaient tres belles,mais sa voix grave avec un timbre assez
particulier n’allait pas avec la mélodie , la seconde chanson « Chahelt
Laayani » etait deja promise a Mohamed Zerbout qui ne le quittait plus d’une semelle
jusqu’au moment ou il en fait un 45 tours.Ce même titre fut repris
quelques mois plus tard par Farid Ali en 1959,dans le cadre d’un
enregistrement d’un disque 33 tours réalisé par l’orchestre de la
troupe artistique du FLN basée,a cette epoque a Tunis . Le succès était
très large et le nom de Garami compositeur et auteur commençait a
poindre dans le ciel artistique Algérois.

L’histoire de cette chanson nous révèle également que c’est son auteur ami Boudjemaa EL
Ankiss qui lui avait demande le premier.il lui aurait meme donne des
pistes de recherche sur un canevas de composition qui rappelle »Qoulou
Limen Sbani,Lalla Bani » un des grands succès d’El Hadj M’hamed El Anka
et la musique largement inspirée d’un air du folklore sud Américain
« Quissas ou Quizas » utilisé comme mélodie principale du célèbre film
Gilda.La chanson « Chhilet Laayani » est devenu le succès du siècle tant
elle a dure a travers les années,recevant le même accueil populaire
avec n’importe quel interprète .
Abdelhakim Garami ingénieux et bien au fait de ce qui lui arrive,continue sur sa Lancée en offrant quelques merveilles a Amar EL Achab.Ce sont « Bellah alik ya rayah kene
rit ghzali » interprété en suite par Aziouz Rais, « Sghiyer ouana
chibani », »Mal hbib tal ghiyabou » avec lesquelles il bat tous les
records de vente de l’epoque Mahboub Bati le suivra
particulierement et fera meme partie de son Orchestre en qualite de
guitariste vers 1965 , il s’impregnera de son style tout en
l’enrichissant et en le developpant.

Cet excellent parolier et compositeur est emporte par la mort le 9 Juin 1970 a ALger,a l’age de 41 ans.il a ete inhume au cimetiere d’el Kettar.

BEN TRIQUI

BEN TRIQUI

Le cheikh Ahmed Ben Triki surnommé Ben Zengli (fils du riche) est d’origine tlemcénienne et a grandi à Tlemcen. La maison où il demeurait se trouve dans le « derb al-Melyânî  » (la ruelle de Meliani), ruelle située dans le quartier de Bâb el-Djiyâd (Porte des coursiers). Le poète lui-même l’indique dans une de ses poésies.

Il descend d’une lignée turque, plus exactement d’un père turc et d’une mère arabe. Il appartient donc au groupe des qarâghila (les Koulouglis) qui étaient nombreux à Tlemcen, en raison de la proximité de cette ville des frontières marocaines .

Il apparaît, si l’on s’en tient aux poèmes que le poète a datés, que Ben Trîkî est né à Tlemcen vers 1070 de l’Hégire, et qu’il est mort approximativement vers l’année 1170 de l’Hégire. Il aurait donc vécu environ un siècle complet, si l’on se base sur les dates hégiriennes, et 97 ans si l’on se réfère aux dates chrétiennes. Ceci découle clairement des poèmes qui portent à la fin l’indication du nom du poète et la date de composition.

Il semble bien que Ben Trikî ait gardé sa pleine lucidité jusqu’au dernier souffle de la vie, car le dernier poème qu’il ait composé, date de 1168 de l’H. , autrement dit remonte à une année ou deux avant sa mort.

Au dire de certaines personnes âgées tlemcéniennes, le premier poème composé est celui qui commence par ce vers :

« Fîq yâ nâyem ouastayqadh’ mnalmnâm

« Ouastghâ leklamî yâ khâye ouaffahmoû ( Réveille-toi, endormi ! Sors du sommeil ! Écoute mes paroles, Frère, et comprends-les !)

Autour de la raison qui a motivé la composition de ce poème, s’est répandue une légende. La voici : « Ben Trîki aurait eu un frère âgé « mgeddem » (préposé), c’est à dire conservateur d’un des tombeaux de saints de Tlemcen. Le poète qui était encore à l’âge de la puberté, se rendait régulièrement chaque jour au tombeau pour porter à son frère, qui ne pouvait aller chez lui, les repas.

Un jour, toujours selon la légende, -et vraisemblablement ce jour était celui réservé dans la semaine aux visites pieuses des femmes-, Ben Trikî se présenta devant son frère, selon son habitude, portant le repas. Il trouva le « mqaddem » endormi et vit le mausolée gorgé de femmes. Le poète fut séduit par leur beauté et, sur le champ, composa le poème -dont nous avons donné plus haut le prélude »

Ben Trîki, dit-on, fut surnommé Ben Zengli, parce qu’on attribuait à son père la rudesse, la dureté et la violence, et que le fils aurait hérité ces qualités de son père ; en conséquence il aurait reçu ce surnom qui signifie « fils du rude ». Mais à ce sujet, il y aurait une autre explication que l’on trouve dans le livre « Mots turcs et persans conservés dans le parler algérien » Alger 1922 , dont l’auteur est le professeur Mohammed BEN CHENEB. Le mot « zanguil » porte dans ce livre l’acception de « riche ». Ben Zengli pourrait alors avoir pour sens « fils du riche ». Il semble que ce sens soit plus plausible. Ben Msâyeb était contemporain de Ben Triki et il ne l’aimait guère en raison de son origine turque. Aussi disait-il de notre poète : « Un excellent génie le possède, mais ce génie a mal choisi son logis » (Entendez par là que Ben Trikî a un excellent don poétique, mais ce don loge dans la peau d’un Turc). Par ailleurs, parlant de la poésie de Ben Trikî, il dit : « le miel de Ben Trikî est extrêmement doux, malheureusement il est conservé dans une outre goudronnée » .

A la suite d’une émeute qui éclata à TLEMCEN, et qui, dit-on, a été causée par lui, Ben Trikî fut banni. Il émigra dans la ville d’Oujda où il s’établit et resta jusqu’à sa mort qui, selon certains, survint dans cette ville, et, selon d’autres, aux environs d’Oujda, dans la région des Bnî Znâten,

Les Tlemcéniens, dit-on, transportèrent son corps – sa tête seulement selon des dires – dans sa ville natale et l’enterrèrent au cimetière de Sidî Boû Djamâa qui se trouvait en dehors de Bâb Kachchoût’ (la porte de Kachchoût à l’ouest de TLEMCEN). De même on dit que l’on a découvert par hasard une stèle portant son nom gravé ; cette stèle fait partie du nombre de pierres tombales déposées dans la cour de la mosquée de Sîdî Abou Lh’asan, le musée de nos jours .

Naturellement son long séjour à Oujda, sa séparation d’avec sa famille et ses amis ont ravivé dans le cœur du poète le feu de la nostalgie et ont poussé Ben Trîkî’ à composer les poèmes où il exprime ses souffrances et ses espoirs .

B- Recension des poésies et thèmes traités

Ben Trîkî a composé ses poèmes en indiquant, pour son nom et la date de leur élaboration. Les poèmes, qui sont entre nos mains, sont au nombre de vingt­ et-un.

Un de ces poèmes est du genre descriptif (ouaçf) c’est le poème célèbre, connu sous l’appellation de « rabî’iyya » (poème printanier). Il se trouve dans « L’anthologie d’auteurs arabes. Les printanières ou romantisme arabe. Kitâb nafh al-azhâr oua ouaçf al-anouâr oua açouât al-at’yâr oua nighâm al-aoutâr » , TLEMCEN, 1934, du cheikh Bekhoucha et du cheikh as-Seqqâl. De même il a été reproduit dans la revue Amâl (n° 4, Novembre-Décembre 1969, Alger) avec une traduction française, oeuvre du professeur `Abdelhamîd Hamîdoû .

Dans le genre érotique, nous disposons de seize poèmes ; ils se trouvent dans les ouvrages suivants

1- « Kitâb al-djaouâhir al-hisân fi nadhm oualiyâ Tilimsân » Alger, 1394 de l’hégire = 1974 de J.C. , édité par le professeur ‘Abdelhamîd Hadjiyât

2- « Kitâb al-habb oual-malibab », Tlemcen, 1939 de J.C. , de Mohammed BEKHOUCHA .

3- Un manuscrit appartenant à Monsieur Belkacem GHOUL, demeurant à Oran .

Certains de ces poèmes se trouvent dans un seul des livres cités ; d’autres se rencontrent dans deux ou trois de ouvrages indiqués. Par ailleurs le nombre des vers est complet dans certaines de nos sources et ne l’est pas dans d’autres. En outre il y a des variantes selon que le poème est dans l’un ou l’autre des trois livres. La dernière pièce ne se trouve pas dans les trois sources ; elle figure dans un enregistrement magnétique .

Les poèmes érotiques sont les suivants :

1-Fîq yâ nâyem ouastayqadh’ manalmnâm !

2-Lik nnachtkî bamrî yâ râfa’ as-smâ

3-Sahm fegaous achbîlyâni .

4-Anâ ballâh oua bach-chrâ yâ l ahbab maâkoum

5-Tâl adâbî oua tâl nakdî ouaç-cabr afnâni .

6-Nirân châala feknânî talhab lhîb .

7-Tâl nahbî oua dmou’i koul yoûm zarrâb .

8-Yâ l ahbeb mâlkoum alia ghadâb .

9-Al-îd al-kbir oual-fardja fi bâb al-djiyâd .

10-Anâ rabbi qdâ aliyyâ .

11-Yâ l-ouachchâm dkhîl ‘alîk .

12-Nechkor qeddek man âchouâqî oua nagoûl flâna,

13-Qalbî bel-habb çâr mefnt

14-Yâ ‘achiq a’dornî, qualbî enkouâ bedjmer

15-Yâ ochchâq az zîn, sa ‘adoû ! ouâk el-qalb hzin

16-Anâ l-madjrouh bel-mhebba, kifâch nouâsî .

Quant aux poèmes dithyrambiques en l’honneur du Prophète (madh), nous en avons quatre : deux du genre « haouzi » ( le premier se trouve dans le manuscrit cité plus haut ; le second est relevé dans le « Kitâb al-habb oual­ mahboub ») et deux du genre « zadjal » (ils sont donnés par le « Kitâb al-djaouâhir al-hisân »).

Ces quatre poèmes sont les suivants :

1- Yâ daou yânî, yâ l-gomrî zerg al-djenhân, djemmel ouasânî, sellem ala taha l-adnân

2- Cha’let nîrân akbâdî

3- Damî sakîb, ouan-nar fekbâdî

4- Nilta l-marâm, billâh hâdî l-qadar .

les m3ascris

blague sur mascarien

BLAGUE1-Une jeune fille mascarienne entre chez elle, l’air plutôt désemparé. Sa mère lui demande:
-Qu’est-ce qu’il y a ma petite, tu as l’air triste?
-kada le mascarien vient de me demander en mariage!
-C’est bien! Mais pourquoi es-tu triste?
-C’est qu’il m’a dit qu’il est un athée. Il ne croit ni en Dieu,. ni au paradis, ni à l’enfer!
- Ah non? il ne croit même pas qu’il y a un enfer?
-Non!
-Alors mari-le, et à nous deux nous lui prouverons que l’enfer existe !

BLAGUE2-un mascarien voulait envoyer une lettre d’urgence à son fils qui vivait au USA et, il n’a pas trouvé une solution,
un autre mascarien lui proposa de la faire faxer, il lui dit tu l’envoi MENNA TOUSSAL MENNA. il à fait l’operation et il a
etait surpris.
le longdemain il rapporta un TOBSSI de Baghrir el il dit au faxeur HAMBOUK RSELLI HADOU ELHABBET TEAA EL BGHRIR EL OUELDI.

BLAGUE3-Un bus est arrêté par un barrage de terroristes. L’émir dit aux voyageurs :
« Tous ceux dont le prénom ne se termine pas par « dine » seront exécutés. »
L’interrogatoire commence :
« Comment tu t’appelles, toi ?
— Nourredine.
— Et toi ?
— Azzedine.
— Et toi ?
_ Nasrdine. »
Au fond du bus se trouve un français qui a compris le manège des terroristes. Il se demande comment il va se sortir de là
quand son tour arrive :
 » Et toi, comment tu t’appelles ?
— Euh…James Dean ! »

BLAGUE4-Au dernier élection les gens de mascara ont demandés à Bouteflika d`arrêter les blagues Oranaises sur Mascara ,le
président répondu positivement
Bouteflika: « sans problème , je vais arrêter ces blagues et je vais rendre Mascara la capitale d`Algerie « .
Les gens de Mascara : Oh , c`est bien on va devenir des Algerois maintenant

BLAGUE5-Kada est parti dans un réstaurant à la pêcherie,il commande une soupe de poisson.Aprés être sèrvi,il rappèlle le sèrveur
et lui dit: »Eh tu plaisantes ou
quoi,j’ai commandé une soupe de poisson et pas une soupe tout court,alors il est oû le poisson? »Apres la longue explication
du sèrveur,Kada ne voulu rien
savoir (il veut voir du poisson dans sa soupe).S’énervant le serveur part à la cuisine,il revient avec « une matlouââ »et demande
à Kada: »Chaouala hadi? »
« Hada khobz lâarab »repond Kada. »Bon,Rak etchouf el khobz »,il coupe la matlouââ en deux et lui demande »ou warahoum lâârab? »

BLAGUE6-Gallek Kada Ômrah ma kra,Khatra echra cartable rah edrab daoura fi la fac tâa wahran. Chaf madama, saksaha : »Enti
cha diri oukhti? »
Gatleh: »Sciences exactes khouya,Ouenta cha dir? »
Kada galelha: »Science fiction! »

BLAGUE7-Un mascarien trouve en rentrant chez lui sa femme en train de faire ses bagages.
- « J’en ai assez de toutes ces discussions et detoutes ces
disputes ! lui déclare-t-elle. Je m’en vais ».

Bouche bée, il la regarde faire. Elle n’a même pas le temps de
fermer ses valises qu’il se précipite dans la chambre, ouvre
l’armoire, empoigne une valise et
s’ecrie:
« Moi aussi j’en ai ras le bol! … Je pars avec toi ! »

BLAGUE8-Maâsekri layem gaâ d’rahmeh wou rah el wahran!!!
k’la gaâ d’rahmeh fi ch’har (un mois) et il appel
sa mère au telephone :
- MA, Lah yerhabouk resslili chouiya d’rahem, rahi tayha biya!!!
Sa mère:
- Ya Weldi n’âal el chitan wou weli el darkoum!!
Alors il repond:
- Choufi ma, Ana ghi L’algerie li ma n’zidch n’dour biha!!! »

BLAGUE9-galek kadouria (mart kada!!!) kanet t’fewet fel permi, l’ingenieur
saksaha
- louken t’choufi Zit (l’huile) fel t’rig cha diri ???
kadouria gatleh:
- N’dir el m’bessess  »

BLAGUE10-Un algérien est en visite chez sa soeur qui vit en France. Un soir, il lui de mande de lui faire un couscous. A table,
il demande s’il n’y aurait pas du L’Ben (petit-lait) pour accompagner.
- Désolé, je n’en ai pas.
- C’est pas grave, je vais aller en acheter. Au fait, comment ils appellent ça ici ?
- Je ne sais pas, t’auras qu’à te débrouiller pour te faire comprendre
Et le frère s’en va au Carrefour du coin.
- Bonjour, vous avez du lait ?
- Bien sûr monsieur…
- Et, depuis longtemps ?

Autre blague

*EN ARABE
BLAGUE1-Maâsekri layem gaâ d’rahmeh wou rah el wahran!!!
k’la gaâ d’rahmeh fi ch’har (un mois) et il appel
sa mère au telephone :
- MA, Lah yerhabouk resslili chouiya d’rahem, rahi tayha biya!!!
Sa mère:
- Ya Weldi n’âal el chitan wou weli el darkoum!!
Alors il repond:
- Choufi ma, Ana ghi L’algerie li ma n’zidch n’dour biha!!! »

BLAGUE2-galek maasacri nem rohah wala wahrani, mabraach ynoud. « Un jour un mascarien rêva qu’il devenais un Oranais, alors

il n’a plus voulu se reveiller !! »

BLAGUE3-Gallek Kada dabbar visa we tla^ and weld ^ammah Djilali yesskoun fi
CALAIS.
M’nine l’hag dar demi-tour ou wella l’MASCARA m’rabbab. Pourquoi ?
Feddakhla ta^ CALAIS kayan plaqua katbine fiha PAS DE CALAIS…

BLAGUE4-Galek wahed Algerois gaâd yezaâek âala kada!!!
- N’touma fi maâsker gaâ ma âandkoumch el irhab!!!
h’na koulyoum boumba tetardeg!!!

kada t’nerva rah âand s’habeh maâsekriyin, darou binethoum,
chraw Bus wou hargouh!!!!!
« galek kadouria (mart kada!!!) kanet t’fewet fel permi, l’ingenieur
saksaha
- louken t’choufi Zit (l’huile) fel t’rig cha diri ???
kadouria gatleh:
- N’dir el m’bessess  »
BLAGUE5-Galek cheb Abdou rah lel hamam taâ e’nsa (les femme) min d’khal gaâ e’nsa welaw y’tewghou Rajel…rajel… rajel….!!!!.

Abdou n’khlaâ woula y’zagui Winrah…winrah winrah…..!!!!

TRADUCTION FRANCAIS
BLAGUE1-Un mascarien prit un jour tous son argent, et partit faire
un tour à Oran !!!
En un mois il a tout gaspiller ses sous et il appel sa mère
au telephone :
- Maman, je t’en prie, envoi moi un peu d’argent, je suis dans
la misère !

Sa mère :

-Mon fils, je t’en prie, sois raisonnable et reviens
à la maison !

Alors il répondit :

- Ecoutes Maman, Il n’y a que l’Algérie où je ne
mettrai plus les pieds !

BLAGUE2- »Un jour un mascarien rêva qu’il devenais un Oranais, alors
il n’a plus voulu se reveiller !! »

BLAGUE3-Un jour Kadda c’est débrouillé un visa, et il est parti chez son cousin
Djilali qui habite à CALAIS (France). Arrivé là bas, il fit demi-tour
et retourna à Mascara énervé ! Pourquoi ?

Parce que à l’entrée de calais il y a une plaque où est écrit
PAS DE CALAIS !

BLAGUE4-Un jour, un Algérois plaisanta avec Kaada, le mascarien :
-Chez vous à Mascara, vous avez de la chance, vous n’avez
pas de terroristes ! Chez nous, tous les jours une bombe éclate !
Kada, énervé, parta chez son copain mascarien comme lui,
se sont mis daccord pour acheter un bus, et ensuite ils y
mettèrent le feu !!!

BLAGUE5-Un jour, Kadouria ( la femme de Kada) passa le permis de conduire,
l’ingénieur lui demanda :
- Si tu vois de l’huile en train de couler , que fais tu ?
Kadouria lui répondit :
- Je fais du m’bessess (je ne sais pas la traduction de ce
plat)!

BLAGUE6-Un jour, Cheb Abdou est rentré dans un Hamam pour femmes,
et dés qu’il rentra, toutes les femmes à l’intérieur du hamam crièrent
 » Un homme … Un Homme … Un homme .. »
Alors Abdou choqué cria « Où est-il, Où est-il ? »

AUTRES BLAGUE EN FRANCAIS
BLAGUE7-Kada est parti à Paris, le 14 juillet il regarda le défilé
des champs élysées.
En voyant la cavalerie il soupira : »Pahh tant de cheval »,
un wahrani derrière lui , lui chuchota :
« Hachemtn’a (tu nous fais honte), on dit CHEVAUX »
et Kada pour sauver la face : « tais toi ça m’est EGAUX »

BLAGUE8- Les criquets ont envahi maâscar, tout le monde est
sorti dans les champs pour faire partir les sauterelles,
même l’armée.
Soudain Kada s’écria : « Attasioune (Attention) voilà leur
maman ».
C’etait un helicoptère de l’armée !!! :-) ))))))))))

BLAGUE9-un mascarien voulait envoyer une lettre d’urgence à son fils qui vivait au USA et, il n’a pas trouvé une solussion,
un autre mascarien lui proposa de la faire faxée, il lui dit tu l’envoi MENNA TOUSSAL MENNA. il à fait l’operation et il a
etait surpris.
le longdemin il rapporta un TOBSSI de Bagrir el il dit au faxeur HAMBOUK RSELLI HADOU ELHABBET TEAA EL BGHRIR EL OUELDI.

j’espere que c’est blague vous ont plu

djeha

BLAGUE DE DJOHA

Voilà quelques histoires de Djeha dans ce poste ; ce sont des histoires simples mais riche en moral.

Pour info, et pour ceux qui ne le connaissent pas, Mulla Nasr Eddin (dit djéha) est un personnage du folklore traditionnel du Moyen-Orient. De l’Afrique du Nord, jusqu’à la Chine, en passant par l’Egypte, la Syrie, la Turquie voire même la Pologne, on le retrouve confronté à de nombreuses aventures déroutantes et drôles. Suivant les régions son nom change, mais les histoires sont semblables qu’il s’appelle Ch’ha, Nasr Eddin Hodja, Mulla Nasr Eddin, Goha, Djeha, Srulek ou encore Effendi…

, son fils et l’âne
Djeha dit un jour à son fils, alors qu’il atteignait sa douzième année :
- « Demain, tu viendras avec moi au marché. »

Tôt le matin, ils quittèrent la maison. Djeha s’installa sur le dos de l’âne, son fils marchant à côté de lui. A l’entrée de la place du marché, Djeha et son fils furent l’objet de railleries acerbes:
- « Regardez-moi cet homme, il n’a aucune pitié ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il laisse son jeune fils marcher à pied. »

Djeha dit à son fils:
- « As-tu bien entendu? Demain tu viendras encore avec moi au marché! »

Le deuxième jour, Djeha et son fils firent le contraire de la veille: le fils monta sur le dos de l’âne et Djeha marcha à côté de lui. A l’entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s’écrièrent
- « Regardez cet enfant, il n’a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l’âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied! »

Djeha dit à son fils :
- « As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché! »

Le troisième jour, Djeha et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l’âne derrière eux, et c’est ainsi qu’ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d’eux :
- « Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n’en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l’âne est fait pour porter des hommes. »

Djeha dit à son fils :
- « As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché! »

Le quatrième jour, lorsque Djeha et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l’âne. A l’entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :
- « Regardez ces deux-là, ils n’ont aucune pitié pour cette pauvre bête! »

Djeha dit à son fils :
- « As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché! »

Le cinquième jour, Djeha et son fils arrivèrent au marché portant l’âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :
- « Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l’âne au lieu de monter sur son dos. »

Et Djeha-Hoja dit à son fils:
- « As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer. »

………………………………………….. …………………………

Djeha et les brochettes

Un jour, Djeha passe devant un marchand de brochettes. Humm! Que cela sent bon! Djeha a faim, mais il n’a pas beaucoup d’argent. Comment faire? Il va acheter un morceau de pain et il revient. Il s’arrête devant le marchand de brochettes.

- « Tu veux acheter des brochettes? » demande le marchand. « Combien en veux-tu? »
- « Non, non, je ne veux rien acheter », répond Djeha.
- « Alors va-t-en! »
- « Attends un peu », dit Djeha.

Il prend le morceau de pain et le tient au-dessus des brochettes qui cuisent. La fumée monte vers le pain. Le marchand, étonné, demande:

- « Que fais-tu? »
- « Attends un peu » répond Djeha. « Tu vas voir. »

Au bout d’une minute, le morceau de pain est couvert de fumée et de graisse qui sent bon. Djeha alors porte le morceau à sa bouche et le mange.

- « C’est très bon! » dit il. « Merci et au revoir. »
- « Mais tu me dois de l’argent » crie le marchand en colère.
- « Je ne te dois rien », répond Djeha. « Je n’ai pas mangé tes brochettes, j’ai mangé seulement la fumée. »
- « Allons chez le cadi! »
- « D’accord! Alons chez le cadi. »

Ils arrivent chez le cadi et expliquent l’affaire. Le cadi demande au marchand:

- « Combien d’argent lui demandes-tu? »
- « Je veux un dinar », répond le marchant.
- « Donne moi un dinar », dit le cadi à Djeha.

Il prend le dinar, le passe sous le nez du marchand, une fois, deux fois, puis il le rend à Djeha.

- « Mais, monsieur le cadi », dit le marchand, « ce dinar est pour moi. Pourquoi est-ce que vous le lui rendez? »
- « Voyons! » répond le juge. « Djeha a senti l’odeur de tes brochettes, et toi tu as senti l’odeur de son argent. Maintenant personne ne doit rien à l’autre. »
………………………………………….. …………………………..

Le clou de Djeha

Un jour, Djeha n’a plus d’argent. Il décide de vendre sa maison. Quelqu’un veut l’acheter, alors Djeha lui dit:
- « Je vends ma maison, mais dans cette maison, il y a un clou, planté dans un mur. Ce clou, je ne le vends pas, il est à moi. Et tu n’as pas le droit de l’enlever ni de l’enfoncer.
- « D’accord dit l’acheteur, j’achète la maison. »

Et tous les deux vont chez le notaire pour signer la vente. Sur le papier, le notaire écrit que le clou qui est dans le mur ne peut être ni enlevé ni enfoncé.

Quelques jours plus tard, Djeha trouve un vieux cheval mort, jeté dans la rue. il donne de l’argent à des gens et leur dit:
- « Allez porter ce cheval mort devant la porte de la maison de Djeha. »

Quand ils l’ont porté, Djeha frappe à la porte et dit aux gens de la maison:
- « Je veux accocher ce cheval à mon clou! »
- « Quoi, mais tu est fou! Cette maison est à nous! »
- « Cette maison est à vous mais le clou est à moi. » répond Djeha.
- « Mais il est mort ton cheval, et déjà il sent mauvais. »
- « Le clou est à moi », répète Djeha. « Allons chez le cadi. »

Djeha et l’acheteur vont chez le cadi.
- « Montre-moi le papier écrit au moment de la vente », dit le cadi. Djeha montre le papier; le cadi le lit.
- « C’est vrai », dit le cadi, « le clou est à Djeha. Il peut faire ce qu’il veut avec. »
- « Mais, monsieur le cadi », dit l’acheteur, « aujourd’hui, nous avons un mariage chez nous. Cet homme apporte un cheval mort et qui sent mauvais et il veut l’accrocher au clou. »
- « tu as signé le papier », répond le cadi. « Il est trop tard. »
- « Monsieur le cadi », dit l’acheteur, « c’est d’accord. Je laisse toute la maison à cet homme. Je lui demande seulement qu’il nous laisse finir la fête chez nous et après je lui donnerai la clef. »

C’est ainsi que Djeha a retrouvé sa maison…

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Un jour, un homme, adossé à un mur, voit passer quelqu’un qui lui dit:
- Connais-tu Djeha ? Je voudrais le rencontrer car on prétend qu’il est rusé, étant donné que je suis plus intelligent que lui, je voudrais me moquer de lui.
L’homme lui répond:
- Peux-tu maintenir ce mur avec ton dos ? Il est fragile ! Et ici, chaque homme du village se relaie, tour à tour, pour éviter qu’il tombe. Moi, je vais chercher Djeha et je reviens reprendre ma place.
L’homme s’exécute.
Au bout de quelques heures, des hommes du village qui se demandaient ce qu’il faisait, l’abordent :
- Que fais-tu?
Il leur explique tout ce qui s’est passé. Ils lui répondent:
- Pauvre idiot, tu avais affaire à Djeha, lui-même!!!

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Djeha et le savant
Djeha avait une petite barque qu’il utilisait pour faire traverser la rivière aux gens. Un jour son passager était un savant décidé à tester le savoir de Djeha et à lui donner une leçon.
- « Dites-moi, Djeha, comment orthographiez-vous le mot dépressionnaire? »
- « Je ne sais pas, dit Djeha en continuant de ramer. »
- « Combien font deux tiers de neuf ? »
- « Aucune idée. »
- « comment calcule-t-on la surface d’un triangle? »
- « Pas la moindre idée. »
- « Vous n’avez donc pas appris cela à l’école? »
- « Non, je n’ai jamais été à l’école ! »
- « Dans ce cas, la moitié de votre vie est perdue. »
À ce moment même, une terrible tempête est survenue et la barque a commencé à couler. Les deux hommes se retrouvèrent à l’eau, assez loin l’un de l’autre.
- « Dites-moi, Monsieur le savant », dit Djeha « Avez-vous appris à nager? »
- « Non, jamais! » dit le savant qui se débattait pour ne pas se noyer.
- « Dans ce cas », lui cria Djeha, « ce n’est pas la moitié, mais c’est votre vie entière qui est perdue. »

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Les hommes sont égaux !
Un jour quatre enfants ont trouvé un sac de noisettes n’avait aucune idée de la manière de les partager, ils virent arriver Djeha et accoururent vers lui en lui disant: « Toi Djeha qui a la sagesse pourrais tu nous partager ce sac de noisettes qu’on a trouvé ! »
Djeha répondit: « mais bien sûr mes chers enfants, mais dites moi vous désirez que je vous fasse le partage de Dieu ou le partage d’un simple mortel ? »
Les enfants, bien sûr dirent qu’ils veulent le partage de Dieu !
« Très bien « dit Djeha et il prit du sac de ses deux mains des noisettes qu’il offrit au premier, replongea une main et sortit une grosse poignée qu’il offrit au second.
Dans le sac il ne restait que deux noisettes qu’il donna au troisième!
Et le quatrième dit: et moi j’ai rien reçu !
Djeha répondit : « Mais vous m’avez demandé le partage de Dieu, si vous m’aviez demandé le partage d’un simple mortel vous auriez tous reçu la même chose! »

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La marmite qui meurt en couche :
Djeha vient frapper un jour à la porte de sa voisine Fatima :
- « Peux-tu me prêter une de tes marmites ? J’en ai besoin pour faire mon repas. »
- « Bien sûr », lui dit-elle, « je vais te la chercher. »
La voisine revient avec une marmite de taille moyenne qu’elle donna à Djeha. Le lendemain, Djeha posa une petite marmite à l’intérieur de la première et frappa à la porte de sa voisine.
- « Merci beaucoup, ma sœur. Voici ta marmite, elle m’a rendu grand service. »
- « Mais, Djeha, la petite n’est pas à moi! »
- « Mais si! La nuit, ta marmite a accouché d’une petite. C’est sa fille, donc elle te revient de droit. »
La voisine se moqua de la crédulité de Djeha, mais fut contente de gagner une petite marmite.
Quelques jours plus tard, Djeha frappa à nouveau à la porte de sa voisine.
- « Peux-tu encore me prêter une de tes marmites ? »
- « Avec joie », lui répondit-elle. « Je m’en vais te prêter la plus grande et la plus belle. »
La voisine espérait récupérer une deuxième belle marmite. Djeha prit la grande marmite, remercia sa voisine et rentra chez lui. Deux jours passèrent, puis quatre, sans aucune nouvelle de Djeha. La voisine commença à s’inquiéter. Elle finit par frapper à la porte de son voisin.
- « Tu as oublié de me rendre ma marmite. »
- « Je n’ai pas oublié, mais je ne savais pas comment t’annoncer la mauvaise nouvelle. En vérité, alors qu’elle accouchait, ta belle marmite est morte la nuit dans des douleurs atroces. »
- « Es-tu en train de te moquer de moi, Djeha ? Où a-t-on entendu parler de marmite qui meurt ? »
- « Tu as cru qu’une marmite pouvait enfanter et maintenant, tu refuses de croire qu’elle peut mourir ? »

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Le chat et le gigot

Djeha va au marché et achète un gigot de trois livres. Il rentre chez lui et donne la viande à sa femme, en lui demandant :
- Voici la viande pour le déjeuner. Fais-la cuire à point, comme je l’aime !
Puis il sort.Sa femme fait cuire le gigot. Comme on frappe à la porte, elle ouvre : c’est son frère qui revient de voyage. Il a faim. Tous deux se mettent à table et finissent par manger tout le gigot.Djeharentre et dit :
- Ça sent bon ! Où est la viande que j’ai achetée ?
- Le chat a tout mangé pendant que j’étais occupée à faire le ménage, répond sa femme.
Djeha court après le chat. Il l’attrape et le met sur le plateau de la balance : il constate alors qu’il pèse trois livres.
- Scélérate, crie-t-il à sa femme. Si les trois livres sont de la viande, où est le chat ? Et si c’est le poids du chat, où est la viande ?
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L’habit ne fait pas le moine

Un jour, Djeha alla aux bains publics, mais on ne le traita pas comme il l’aurait souhaitait. On lui donna un vieux peignoir de bain et une serviette élimée. Il ne dit rien et donna une pièce d’or à chacun des hammamjis, qui se sont maudits d’avoir été traité par ses modestes vêtements. Une semaine plus tard, il revint au même établissement. Il fut chaleureusement accueilli, chacun rivalisant avec les autres pour lui offrir le meilleur service possible. En sortant, il donna un tout petit pourboire.
- Comment, dirent les employés, cette somme ridicule pour ce que nous t’avons offert !
- Ceci, répliqua Djeha, c’est pour la manière dont j’ai été traité la semaine dernière. Le pourboire de la semaine dernière était pour la manière dont vous m’avez traité aujourd’hui.

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Djeha et le pommier
Djeha, à un certain âge, plantait un pommier dans son jardin quand le sultan vint à passer ; il s’arrêta et dit à Djeha, d’un ton moqueur :
- Voyons! Pourquoi te donnes-tu tant de peine ? Tu ne mangeras jamais les fruits de ce pommier. Tu sais bien que tu mourras avant qu’il ne commence à produire des pommes.
Ce à quoi Djeha répondit :
- Oh Sultan ! Nous mangeons les fruits des pommiers plantés par nos pères, et nos enfants mangeront les fruits des pommiers plantés par nous.
Cette réponse pleine de sagesse plut au sultan qui, en récompense, lui donna une pièce d’or.
- Oh Sultan ! Dit Djeha en empochant la pièce, voyez comme ce pommier a déjà donné des fruits.
Cette remarque fit rire le sultan, qui lui donna une autre pièce d’or.
- C’est de plus en plus extraordinaire, s’écria Djeha. Voilà un pommier qui donne deux récoltes par an.
Le sultan se mit à rire aux éclats et donna une troisième pièce d’or à Djeha.

La valeur d’un conseil
Un jour ses amis ont demandé à Djeha :
- Tu es un homme sage. Peux-tu nous dire ce que tu considères comme le plus précieux au monde ?
- Je considère le conseil, comme étant sans prix.
Ses amis lui ont ensuite demandé :
- Et que considères-tu pour être sans valeur ?
- Je dirai que le conseil est la chose qui a le moins de valeur au monde.
- Eh bien! Objecta son auditoire. Comment une chose peut-elle être à la fois sans valeur et la plus précieuse ? Tu dois faire une erreur !
- Non, mes amis. Je sais de quoi je parle. Un conseil pris peut être précieux, mais il devient sans valeur quand on ne l’écoute pas !

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Le perroquet et le dindon :
Au marché aux oiseaux un homme vendait un perroquet dont il vantait le plumage multicolore et ses dons exceptionnels d’imitateur :
- Admirez ses couleurs rouge, vert, jaune, bleu, et de plus il parle, il répète fidèlement tout ce qu’on lui dit !
Une foule de curieux l’entourait mais, vu son prix élevé, personne ne pouvait l’acheter. Le lendemain, Djeha vient au marché pour vendre un dindon noir au bec rouge. Les gens s’étonnent du prix demandé par Djeha plus cher que celui du perroquet de la veille.
- Djeha, demanda un des badauds, comptes-tu vraiment vendre ton dindon à ce prix, alors qu’on peut en acheter dix pour la même somme ?
- Si, pour l’oiseau d’hier, on demandait cinq cents dinars, mon dindon en vaut bien mille !
- Mais, Djeha, l’oiseau exotique d’hier parlait.
- Justement, mon dindon fait beaucoup mieux que lui !
- Que fait-il donc de mieux ?
- Il pense !

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voici des petites histoires de jeha:

-jeha,comment construit-on un minaret?
-c’est simple: on prend un puits et on le met à l’envers.

-jeha,de quel coté doit-on se tourner pour faire la prière quand on est en voyage?
- du coté où on a entreposé ses chaussures.

-jeha lequel des deux est le plus important le soleil ou la lune?
-la lune bien sur.le soleil,quel imbécile!il éclaire pendant qu’il fait jour..

-jeha,un homme de cent ans peut-il avoir des enfants?
-s’il a de jeunes voisins;il peut.

-jeha,que signifie pour toi le mariage?
-c’est la vie à deux.pendant le jour on grogne à deux et la nuit on ronfle de concert à deux.

-jeha,pourquoi tu manges les dattes avec leurs noyaux?
-parce que l’épicier qui me les a vendu les a pesé avec leurs noyaux.

un matin,jeha quitte son domicile pour aller labourer son champs.sur son chemin,il aperçoit une peau de banane.
- catastrophe!je vais encore tomber aujourd’hui!

on demanda à jeha de montrer son nez,il pointa son oreille.
-ce n’est pas le bon endroit que tu montre jeha.
-si vous ne montrez pas le faux ,vous ne saurez jamais où est le vrai!

-oh!khadija ma chérie,la boisson te rend si belle.
-mais je n’ai rien bu.répond sa femme.
-bien sur,c’est moi qui ai bu.
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un jour jeha est monté au minaret de la mosquée et a commencé à crier à pleins poumons.aussitôt,il en est descendu et a commencé à courir dans la rue…
- pourquoi cours-tu ainsi? lui demanda un passant
_ pour savoir à quelle distance porte ma voix lui répond jeha.

un jour un mendiant frappa à la porte de jeha
- Allah m’a dirigé vers cette maison pour avoir un bon repas.
- dessolé ,dit jeha,vous n’avez pas frappé à la bonne porte.la maison d’Allah est la-bas ,en lui indiquant la mosquée voisine.

- quelles sont les meilleurs qualités humaine,jeha?
- un philosophe m’a dit une fois qu’il y ‘en avaient deux. il en a oublié une ,mais m’a dit l’autre.pour vous dire la vérité,j’en ai oublié une,moi aussi.

-quel âge as-tu jeha?
-quarante ans.
-mais tu nous as dit la même chose il y a dix ans!
-cela prouve que je ne change pas et que je ne varie jamais dans ce que je vous dis.

khadija mettait le linge à secher sur un corde et la chemise de jeha fut emportée au loin par un vent violent.
-nous devons sacrifier une chevre dit jeha.
-en quel honneur ce sacrifice,lui demanda sa femme?
-pour la chanse que j’ai eu,en n’étant pas dans la chemise,repondit jeha.

jeha achète une paire de chaussures qu’il décide de ne mettre qu’une fois arrivé à la maison.
sur le chemin,son pied heurte une pierre ,et il a eu l’ongle du gros orteil cassé.
-dieu merci! heureusement que je n’avais pas mis mes chaussures.elles n’auraient pas résisté à un coup pareil.

jeha alla voir son riche voisin pour lui emprunter une somme d’ l’argent
-pourquoi cet argent ?lui demanda son voisin.
- pour acheter un éléphant ,répondit jeha.
-si tu n’as pas d’argent,comment vas-tu faire pour prendre soin de cet éléphant?
-écoute,je suis venu te voir pour empreinter de l’argent et non pour te demander des conseils…
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Promesses :
Djeha travaillait au bazar comme porteur occasionnel. Un jour, un marchand l’appela et lui demanda de l’accompagner chez lui pour porter une lourde caisse contenant un lot d’assiettes en porcelaine. Comme Djeha demandait quel serait son salaire, le marchand lui dit :
- Écoute, j’ai tout dépensé et il ne me reste plus d’argent. Je te paierai à la fin de la semaine, quand j’aurai vendu ma récolte de dattes. En attendant, pour t’encourager, je te livrerai trois secrets, en cours de route.
Après un certain temps, Djeha s’arrêta car il ressentait la fatigue. Il demanda alors à l’homme de lui dévoiler le premier secret.
- D’accord, dit ce dernier. Si quelqu’un te dit que cinq et cinq font neuf, surtout ne le crois pas.
Reposé, Djeha reprit son chemin, mais il s’arrêta de nouveau et dit au marchand :
- Je ne ferai pas un pas de plus si tu ne me dis pas le deuxième secret.
- D’accord, dit l’homme, si quelqu’un te dit que le sable est un aliment très nourrissant, ne le crois pas.
Reprenant son chemin, il arriva exténué à destination, suivi par le marchand, qui lui dit :
- Voici le troisième secret : si quelqu’un te dit que je tiens toujours mes promesses, surtout ne le crois pas.
A ce moment, Djeha lâcha la caisse, qui tomba avec un bruit retentissant. Il dit au marchand :
- En échange de tes trois secrets, je vais, à mon tour, t’en révéler un : si quelqu’un te dit que tes assiettes sont toutes cassées, surtout crois-le.

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prêt de l’âne
le voisin :
_Djoha , pourrais-tu me prêter ton âne aujourd’hui

_malheureusement, c’est impossible je l’ai déjà prêté a un frère
A ce moment on entant l’âne braire dans l’écurie
le voisin
_ mais qu’est ce que j’entends ?
Djoha
_ non mais tu ne crois tout de même pas que je vais prêter mon âne a quelqu’un qui crois plus la parole de mon âne qu’en ma propre parole !

vente de l’âne

Djoha
_où vas tu Ahmed , avec ton vieil âne
- bah, je vais au marché car cette âne est si vieux qu’il me tarde de m’en débarrasser tant il me coute a le nourrir a rester a l’écurie
- Et n bien je t’accompagne , je vais faire un tour au marché, tu compte le vende cher ton âne ?
_ oh tu sais Djoha, 1 dirham suffirait et je serais gagnant
_ mais si tu veux , Ahmed, je te le vend bien plus si tu me laisse le vendre
_si tu veux ,moi je n’ai pas trop de chance tant qu’il est vieux

au marché, Djoha commence a vendre les mérite de cet âne, qui est flanqué parce qu’il ne mange rien bien que ne rechignant pas a la tache, les prix offert grimpent, 100,200 500, 1 000 dirham … Djoha continu a en vanter les mérites allant jusqu’à faire qu’il descend de la lignée des ânes de Médine , et de ceux qui ont servit les conquérants de l’Espagne… les enchères montent 10 000 20 000 dirham …

a ce moment la Ahmed détache son âne et dit :
_ mais il n’est pas question que je vende un ane de cette qualité !

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Djoha est confortablement installé sur le toit en terrasse de sa maison, jouissant de la douceur de l’après midi. Tout à coup, quelqu’un l’appelle de la rue :
- Djoha! Djoha! Viens voir!
- Eh Djoha! Allez descends! J’ai une question à te poser!
Il appelle encore et encore. Djoha, qui n’arrive plus à jouir du calme, finit par descendre à contre cœur. À sa porte, il trouve un homme la main tendue.
- Djoha, peux-tu me donner une pièce d’un dinar?
- Ah! C’était ça, ta question importante! C’est pour ça que tu as dérangé ma tranquillité! Suis-moi!
Le mendiant grimpe péniblement avec Djoha jusqu’à la terrasse.
- Maintenant, dit Djoha, je te donne ma réponse : c’est non.

01 EZZAHI

01 EZZAHI by guerouabi

ezzahi

02 EZZAHI by guerouabi

Mahboub bati

Mahboub Bati L’artisan du Chaabi moderne
De son vrai nom Safer Bati Mohamed EL Mahboub,Mahboub Bati est ne le 17 novembre 1919 a Medea.
Des L’age de 16 ans,il s’inscrit dans un cours de solfege que dirigeait un enseignant d’origine juive au conservatoire de Medea,qu’il quittera apres un sejour de deux semaines.
IL se presente a la vie en autodidacte inlassable qui veut tout voir et tout apprendre,comme pour defier la scolarite classique qu’il n’a pas eu l’occasion de recevoir et,de son immense talent pour l’art musical,qui ne demandait qu’a etre exploite.
C’est vers la fin des annees 40,qu’il integre a Alger,un orchestre professionnel de musique moderne dirige par Mustapha Skandrani au moment de la creation des cinq ensembles musicaux institues au sein de la station de la Radio d’Alger de l’ORTF.
Mahboub Bati jouait de la clarinette en virtuose en meme temps qu’il choisit de faire partie de l’orchestre traditionnel dirige par Cheikh Khelifa BeLkacem,au sein duquel il jouait soit des percussions,soit du Luth.
Musicien exceptionnel,serieux,ponctuel mais surtout genial,Mahboub Bati savait trouver la note qui faisait la difference avec la tradition tout en la sauvegardant,tout en lui demeurant fidele.iL apprend a jouer de tous les instruments traditionnels ce qui lui facilite l’acces au sein de tous les orchestres qui dominaient la scene artistique algeroise du debut des annees 1950.Mais ce n’est qu’apres l’independance qu’il se decouvre cette vocation de compositeur et de parolier tardive certte,mais combien sure,creative,enrichissante et genial qui a fait d’un genre en pleine Lethargie,le genre le plus prise par la population:Le Chaabi.
Mahboub Bati avait la main heureuse,car toutes les melodies qu’il appliquait aux paroles,qu’il ecrivait egalement,faisaient succes.Sa premiere tentative a ete realisee avec Abderhmane Aziz qui lui interprete > en 1954 filmee egalement pour la Television en 1961 interpretee par Mohamed Lamari.IL capitalise,jusque-la une longue experience qui lui permet de maitriser tous les genres musicaux usites dans notre pays,en particulier le Chaabi qui constitue son terrain de predilection.
Les annees 70 seront les annees ou Mahbou Bati etait au sommet de la gloire avec les succes suivants> avec Guerouabi,> avec Boudjemaa EL Ankiss,> avec Amar Ezahi,> avec Amar EL Achab et plus tard> avec Chaou AbdeLkader,> avec SaLoua ainsi qu’un nombre incalculable de melodies avec d’autres interpretes non mois connus.
Avec toute cette production en un temps tres limite,Mahboub Bati reconcilie la jeunesse avec son identite et sa melodie,celle qui repondait au gout du moment,tout en rappelant la tradition.il reussit toute cette oeuvre avec tres peu de moyens materiels,constitues par un studio d’enregistrement situe a la rue Hoche(Zabana),en plein centre d’Alger,qu’il crea et enveloppa de toute une atmosphere artistique ou le succes devenait monnaie courante.
Auteur compositeur prolifique,Mahboub Bati,dont les oeuvres se comptent deja par centaines,embrasse egalement tous les genres musicaux que notre pays connait.Son registre de connaissances melodiques etait, en effet,tres large au point ou il voguait tres adroitement d’un genre a un autre,demontrant ainsi ses grandes capacites d’assimilation des richesses que recele notre pays dans ce domaine.
Mahboub Bati avait, la mort dans L’ame,quitte le monde musical en 1986,apres avoir effectue le pelerinage aux lieux Saint de L’IsLam.IL n’a pas quitte le monde musical de gaiete de coeur,car son experience a ete battue en breche par les conservateurs qui lui reprochaient d’avoir denature la chanson chaabi traditionnelle.Mais c’est tout son genie qui va triompher une dizaine d’annees plus tard lorsque toute une generation de jeunes talents reprend ses airs et en fait des succes retentissants.
L’histoire ecrira,sans aucun doute,son nom en lettres d’or sur le fronton de la musique algerienne.Mais L’oeuvre impressionnante qu’il nous legue saura faire parler de lui pour la posterite.IL a ete inhumme le mardi 22 fevrier 2000 au cimetiere Garidi de Kouba a Alger,il etait age de 81 ans

Anecdote d’el bareh

ce sont a l’origine,quelques mots griffonnes sur un bout de papier chez « Sauveur » ce celebre restaurant specialise dans le poisson situe a la Madrague,ou Mahboub Bati se plaisait souvent d’aller en compagnie de ses amis,le bout de papier en question avait pris,par megarde la direction du vide-ordures.Mahboub Bati s’en est souvenu quelques instants apres.IL revient tres vite le chercher….et le trouver finalement!! Quelle chance!
Cette complainte va connaitre,a partir du 24 Fevrier 1972 un succes inegale a ce jour.EL Hachemi Guerouabi l’a, en effet,interprtee a l’occasion d’un gala en direct a la television,a la salle Atlas de bab el oued….

Anecdote Enti naouya termini fi bir

C’etait au moment ou Mahboub Bati visitait en compagnie de sa femme,une maison a Bologhine,une villa situee en bord de mer,qu’il devait acheter,au centre de laquelle se trouvait un puits.La Zhor(son epouse) avait horreur de cet endroit>
IL rebrousse chemin,l’air desole,mais riche d’une phrase qui lui donnera la ritournelle d’un beau succes.

Demeurant lucide,Mahboub Bati avait toujours le mots pour rire,le mot qui tranchait du quotidien morose du commun des mortels.C’est ainsi que lors d’un voyage prive en 1989 qu’il effectue au Maroc avec son fils Abderezak,et a une question posee par un Monsieur lui demandant quel etait son metier.IL repondit avec un Large sourire:>
IL evident que ce Monsieur n’avait rien saisi de la question car,Mahboub Bati voulait dir qu’il travaillait dans »EL houa »,L’air,c’est a dire la melodie et la musique d’une maniere generale.

Amar Ait Zai,alias Amar EL Ankiss devient Amar Ezahi

Au cours d’un apres midi de l’annee 1964,Mahboub Bati retrouve Kamal Hamadi chez un ami commun de l’edition »Noujoum el fen » a la rue Hassiba Ben Bouali a Alger.Apres une longue discussion,ils evoquerent un jeune artiste,age de 24 ans,petri de qualites.Ait Zai de son vrai nom,qu’on surnommait Amar EL Ankiss du fait de son timbre de voix rappelant son maitre EL Hadj Boujemma EL Ankis.
KamaL Hamadi lui fit signe des yeux et un hochement de la tete qui en disait long.il s’agit d’un vrai artiste a metre au devant de la scene,dit-il a Mahboub Bati.ILs choisissent de lui donner un autre nom.
Amar Ait Zai,alis Amar EL Ankis devient Amar Zahi en recevant>>>>etc…ces titres le mettent reellement sous les feux de la rampe.

L’Algerie vit a l’heure africaine,puisque,la capital se parait de ses plus beaux habits pour accueillir le 1er Festival Panafricain qui devait etre inaugure le 21 juillet 1969.Lors de cette manifestation culturelle grandiose,jamais vecue en Algerie depuis cette date,Mahboub Bati a fait une rencontre avec le grand chanteur americain Bob Desteny(parent de James Brown) avec lequel il a realise une serie d’enregistrements de musiques et de rythmes algeriens ainsi que plusieurs chanson en Francais.
C’est au cours de cette periode que le celebre chef d’orchestre francais,Franck Pourcel,prit contact avec lui en vue de realiser la musique d’un film francais intitule »Soleil mediterraneen ».Cette eminente personnalite avouait avoir ete subjugue par les creations de Mahboub Bati.

Mahboub Bati avait recu pour l’ensemble de son oeuvre la haute distinction du president de la republique »Chadli Bendjedid,le 5 juillet 1987 au palais de la culture Moufdi Zakaria a ALger,en presence de tous les membres du gouvernement et de toute la famille artistique.
ILrecoit aussi une autre reconnaissance de la part du Ministere de la Culture,le 8 juin 1999 en sa presence,a l’occasion de la journee national de l’artiste.

> est le titre generique d’une etude universitaire realisee par mademoiselle Tazrout Meriem.
Conforte par un document audio visuel de qualite,retracant la vie et l’oeuvre de ce grand artiste,cette etude a ete presentee le 27 septembre 2005 a l’institut des sciences politiques et de l’infornation de l’universite d’Alger

Cheikh Mustapha Ben Kbabti

Mustapha benkbabti était de souche andalouse dont les grands parents se sont installés à Alger après la chute de grenade. Il a été exilé en alexandrie (égypte) le 26 juin 1843 car il s’est opposé au gouvernement français quant à l’introduction de la langue française dans les medersate car il était conscient du danger de cette langue pour la destruction de la culture musulmane chez les populations algériennes. Tout comme il s’est opposé à la prise des habous par les français dans le but de les verser dans les domaines d colonisateur sachant que les ulémas et les enseignants du Coran prélevaient leurs salaires de ce waqf. Une manière diabolique de casser l’islam en privant leurs tenants de rémunérartion.
auteur de premier hymne algérien : « MenYbat yra3i Lahbab
« 

Mbarek Es-Soussi

Comme son nom l’indique , Embarek Essoussi est de Sous à vécu à fés ,capitale du melhoun marocain , durant le XIXé siecle auteur de plusieurs chansons tres populaire ,tel que les filles de fes el bali plus connu par el youm el djemàa , l’oeuvre est remarquable par la vivacité et le rythme qui imprégne une sorte de gaité souriante à un état d’ame frisant le pessimisme .Découragé par l’infortune en amour . Embarek Essoussi s’isole d’une société malveillante , incapable de le comprendre . Dans Saàdat el kelb el hani ou Achki ma hénani chef d’oeuvre ou un monde idéal est évoqué avec ses jardins ,ses fleurs ,ses palais , sa musique ,ses esclaves ; les derniers morceaux se presentent sous le signe de la douleur morale que procure l’éloignement ou la cruauté de l’amante . koul nour men nour el hachemi kmel est une note d’apaisement tel un rachat -vient apporter l’oubli réparateur avec une resignation totale à la fatalité et au néant des plaisirs d’ici bas; et bien d’autres ouvres tel que : tal tihanek ya mahboubi , , lech tebki ya men djerhouk lermek..
Les filles de fes -elbali :- Le repertoire du genre chaàbi serait inconcevable sans ce titre. Cette qacida d’une imense popularité et on la classe dans les catégories des printanières (rbi3iattes).le poéte nous décrit la partie de plaisirs qu’il a partagée avec les filles du vieux fés dans son jardin particulier . La plupart des 6 strophes sont descriptives et énumératives : il ya là plus qu’une démonstration de la richesse verbale du poéte , plus qu’un exercice de style , un véritable étalage , on pourait presque penser a une exposition ou un inventaire , des choses et des étres qui caractérisent une certaine citadinité maghrébine fiére de ses belles réalisations et de son mode de vie policé , en tout cas heureuse de se donner à voir. Toute la beauté, le luxe et le raffinement qui se cachent derriére les murs aveugles de la vieille capitale nous sont décrits avec brio par un poéte visiblement trés admiratif : les femmes, les étoffes , les bijoux, la cuisine la musique ,le chant ,le décor, le mobilier et les jardins d’agrément.
Mbarek Essoussi a écrit cette chanson quand il etait encore jeune etudiant . La tradition rapporte que les bourgeois de la vénérable cité de moulay idriss, qui a une réputation de sainteté et de respectabilité à défendre , n’ayant pas du tout apprécié la maniére un peu trop leste avec laquelle il avait mis en scéne les filles de fés , le poéte fut dénoncé au chef de la police des moeurs , puis trainé devant un pacha pour répondre de son insolence . Fut-il banni de la ville qu’il tant aimée et célébrée , fut-il condamné à écrire une palinodie (kefara)? La tradition ne le dit pas et notre regrétté cheikh Guennoun , paix à son àme ,est mort avant de nous avoir raconté la fin de l’histoire.
Notons que cette qacida est écrite dans la forme (soussi) qui est une sorte de prose poétique assoncée et rythmée dont l’invention serait due ,selon certaines sources , à ce méme Mbarek Es-Soussi qui lui aurait justement donné son nom.

Cheikh kaddour benachour zerhouni

Cheikh kaddour benachour zerhouni (1850-1938)
cheikh kaddour benachour zerhouni naquit en 1850 a Nedroma dans la wilaya de Tlemcen,au sein d’une famille pieuse et tres respectueuse des valeurs traditionnelles.son pere ahmed benachour,commercant de son etat,repute pour ses grandes qualities morlaes l’entourait de toute son affection,en plus de sa mere qui l’encourageait d’une maniere inconditionnelle.il poursuit un enseignement traditionnel a l’ecole coranique,au sein de laquelle,il acquit brillamment tous les rudiments qui lui ont permis plus tard,de maitriser la langue arabe dans ses profondeurs.cette formation,confortee par les contacts des cheikhs et autres savants etablis a Nedroma,lui facilite l’acces a la literature populaire,une passion qu’il arrive aisement a eclore,il n’est age que de 13 ans.trios annees plus tard,il verse dans le monde musical en qualite de chanteur,interpretant les pieces poetiques populaires dans le genre hawzi et zedjel.kaddour benachour seduit son public qui devient de plus en plus nombreux a l’occasion de diverses fetes et ceremonies familiales ou religieuses.il dirige d’une main de maitre un orchestre qu’il constitue d’un rbeb,d’une derbouka,de deux luths et d’une snitra(mandolin).cette activite lui ouvre le champ de la connaissance des grands maitres de la poesie populaire tells que sidi Lakhdar benkhelouf,Mohamed benmsaib,bentriki,bensahla Mohamed et son fils boumediene et autres poetes marocains comme abdelaziz maghraoui,sidi kaddour el alami,Mohamed nedjar,benslimane entre autres.cheikh k.benachour poursuit sa carriere d’artiste d’une maniere pleine et entiere faisant de chaque representation un moment d’affirmation exceptionnel.il voue un respect et une reconnaissance sans limite,a son pere spirituel,le venere cheikh sid ahmed el bidjai,ainsi qu’a son maitre cheikh sidi mustapha benamar trari el wazani,cheikh de la zaouia tayebiya a Nedroma,lequel a guide ses pas jusqu’a la consecration.au cours de cette periode,cheikh k.benachour produit un certain nombre de poeme dans le genre profane.il demeure ainsi jusqu’en 1912 date a laquelle,il s’engage corps et ame dans la voie du mysticisme et de l’ascetisme.il s’installe a Tlemcen en 1926 pour quelques annees au cours desquelles il preche la bonne parole dans le monde soufi produisant de nombreuses pieces poetiques panegyriques,temoignant si besoin est,son attachement definitive a la cause religieuse qu’il a choisi de defender de toute son ame pour le restant de ses jours.un autre grand poete l’a precede a Nedroma,il s’agit de cheikh M’hamed Remaoune,l’auteur de la celebre poesie”Alayemni fi Liaati ma zarouk mhane”,ce meme poete va devenir son parent par alliance.cheikh k.benachour epousera,en effet sa petite fille Meriem,laquelle,lui inspirera une poesie sublime intitulee”Anaya fi H’mak qoultelha ya ouelfi meriem” rendue celebre par cheikh hadj M’hamed el anka en 1965 et hadj Mohamed el ghafour a l’occasion du 1er festival national des chants populaires en 1969 au cours duquel il obtient un oscar bien merite.une premiere tentative de receuil a ete realise a Oujda,quelques temps après sa mort,intervenue en 1938.Cet ouvrage,constitue de 47 poemes mystiques,s’intitule”kounouz el anhar ouel bouhour fi diwan esserri oue nour”(le tresor des fleuves et des mers dans le secret et la lumiere).cheikh k benachour a ete bien loin que ces quelques poemes,oeuvre qui na procede que du seul souci de la posterite mystique de ce grand poete.une autre publication a vu le jour en 1996,reunissant un maximum,de poesie tous genres confondus.cette publication a ete produite par la bibliotheque national et prefacee par le professeur Abdelatif Rahal.l’auteur,Mohamed Benamar Zerhouni a reuni quelques 180 poemes,qu’il nous livre dans ce recueil intituled”Diwan cheikh kaddour benachour zerhouni,poemes dans le genre zajel et melhun”.l’auteur,passionne par la poesie populaire,a fait etat d’une grande diversite de theme,qu’il presente dans cet ouvrage volumineux de 826 pages,mettant ainsi au grand jour la veritable dimension de ce grand personnage de l’histoire culturelle de notre pays.cheikh kaddour benachour zerhouni s’est eteint a Nedroma le Lundi 6 juin 1938 a l’age de 88 ans.
quelques titres de pieces poetiques celebres extraits du diwan de cheikh kaddour benachour zerhouni:
1-el hadi ras mali.2-soumi ghali.3-heulet benyelles.4-fraq fatma.5-rqiq el hadjeb.6-yal goumri.7-ghab ezhar…….
Source:Abdelkader Bendameche(les grandes figures de l’art musical algerien)

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