Histoire de la musique Chaabi

Histoire de la musique Chaabi Ce genre musical né dans la casbah, qui mêle instruments orientaux du classique arabo-andalou à d’autres venus d’Occident. Le chaâbi naît au début du XXe siècle au coeur de la casbah, à Alger. Chaâbi veut dire « populaire » en arabe. Ce genre national constitue le versant rugueux de la musique savante issue de la grande culture arabo-andalouse médiévale. Les premiers musiciens de chaâbi sont des gens des campagnes venus peupler les villes. Beaucoup sont kabyles. Les maîtres de cet art relativement récent ont pour nom Cheikh Nador, puis Cheikh El Hadj Mohamed El Anka et aussi Cheikh Hasnaoui (qui vient de mourir à lîle de la Réunion).

Après la vague dimmigration des Maghrébins, venus en France pour trouver du travail, le chaâbi gagne Paris via Marseille. Il se chante et se joue dans les bistrots des banlieues industrielles. Dahmane El Harrachi (1925-1980) – dont le fils Kamel (vingt-huit ans) est le ténor incontesté des années cinquante quand le chaâbi sadresse en priorité aux Algériens loin de chez eux. Dahmane El Harrachi chante lexil intérieur et lexil extérieur, les difficultés de la vie quotidienne loin de la mère patrie, les tourments de l’amour, la nostalgie du bled.

El Harrachi, qui a quitté Alger pour sinstaller en France en 1949, meurt dans un accident de la route. Le chaâbi, sans disparaître tout à fait, marque le pas. Dans les cafés de la ceinture parisienne, il résiste cependant et les amateurs prennent lhabitude de se retrouver le samedi soir à Montreuil.

L’explosion du raï lui porte ombrage, mais depuis quelques années, de jeunes gens reprennent le flambeau. Kamel El Harrachi, par exemple, est de ceux-là. Il est joueur de mandole. Né à Alger après lindépendance, il réside en France depuis six ans.

Le chaâbi mêle les instruments orientaux du classique arabo-andalou à dautres venus du classique occidental. On y trouve le derbouk (percussions) et le tambourin, mais aussi le mandole (sorte de grosse mandoline aux sonorités de guitare, munie de quatre cordes doubles en métal), le violon et bizarrement le banjo, sans oublier le piano. Alger est réputée pour ses pianistes et ses accordéonistes.Les joueurs de chaâbi utilisent toujours leur violon à la verticale comme ils maniaient, jadis, le gimbri qui n

a plus court. Quant au mandole, il a remplacé l’oud, le luth moyen-oriental. Il n’est pas rare d’entendre aussi le piano à bretelles. En revanche, aucun instrument électrique nest admis, hormis parfois le clavier (pour les quarts de ton), à linverse du raï, né à Oran. Les chants du chaâbi, portés par lidiome algérois ou berbère, se nourrissent de poésie ancienne mais aussi de textes originaux fiévreusement actuels. Avec, toujours en toile de fond, lécho du patrimoine, la plainte ancestrale, le pays qui vous manque. Selon le musicien et joueur dukulélé Cyril Lefebvre, « les gens attaquent fort, sexpriment violemment, ce qui rapproche à certains égards le chaâbi du blues ». Le chaâbi va, à coup sûr, casser la baraque !

Résumé de l’article de l’Humanité par Muriel Steinmetz.

koubi sur el bilad tv tous les soirs au moment du ftour.

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el hadj boudjemaa ankis 01

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kamel bourdib 2008

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hakim ankis soirée chaabi

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echeikh amar ezzahi le 21 08 2006

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echeikh boudjemaa ankis 2001

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amar ezzahi le 23 09 2000

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